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16 mai 2025Retour aux actions
Éric : Le personnage principal masculin, un agent secret expérimenté et calme sous pression. Il est stratège, pragmatique et extrêmement déterminé. Il a un passé complexe lié à des missions qui l'ont marqué. C'est lui qui a proposé à Sarah de fuir, pensant que c'était la seule option pour survivre. Son sens du devoir le poussera à revenir à l’action malgré le désir de paix.
Sarah : L'héroïne principale, experte en infiltration et en combat rapproché. Son tempérament est plus impulsif que celui d'Éric, ce qui crée parfois des tensions dans leur relation. Elle est très attachée à leur vie de retraite, mais son amour pour Éric et son sens du devoir la poussent à accepter cette mission. C’est une femme forte, mais parfois pleine de doutes.
Jennifer : Une ancienne collègue d’Éric et Sarah, maintenant une alliée. Elle fait partie de l’agence et joue un rôle clé dans la mission de récupération de la clé USB. Elle est loyale mais cache une part d’ombre, notamment en ce qui concerne ses relations avec certains membres de l’agence. Jennifer a un savoir-faire en matière de technologie et de cybersécurité.
Siriano : Un membre de l’agence, charismatique et manipulateur. Bien que travaillant avec le couple, il possède des ambitions cachées qui pourraient se révéler dangereuses pour tout le groupe. Il pourrait avoir un intérêt à prendre la clé USB pour ses propres fins. Son rôle pourrait évoluer en antagoniste secondaire.
Shistelle : Une recrue plus jeune de l'agence, mais avec des compétences impressionnantes en matière de survie et d’espionnage. Elle a été envoyée en renfort dans cette mission, mais son enthousiasme pourrait parfois la rendre imprudente. Elle pourrait également avoir des conflits internes sur la moralité de certaines missions, notamment vis-à-vis des méthodes employées par l'agence.
L’alarme retentit dans la pièce exiguë de leur base temporaire, un bruit métallique et insistant qui brisait le silence pesant. Sarah jeta un regard rapide à Éric. Lui aussi avait entendu. Les portes blindées s'ouvrirent, laissant entrer Jennifer, qui portait son traditionnel manteau sombre, la même expression grave sur le visage.
“On y va”, annonça Jennifer sans préambule. “La mission vient d’être activée. L’emplacement est confirmé, vous avez votre point de chute.”
Éric se leva, son regard froid fixé sur l’écran devant lui. La clé USB. Ce petit objet allait déterminer tout le reste. Il avait vu de nombreux dossiers classifiés dans sa carrière, mais celui-là avait quelque chose de particulier. Des informations qui pouvaient détruire des vies, des carrières, des nations. Il était clair qu’ils n’étaient pas les seuls à la chercher.
Sarah soupira, un bruit presque imperceptible, avant de se diriger vers la porte. "On s’en charge, pas de problème", dit-elle, mais ses mots trahissaient une tension qu'elle tentait de dissimuler.
“Siriano sera sur place pour vous couvrir”, reprit Jennifer. “Mais ne vous faites pas d’illusions. Ce n’est pas une mission comme les autres.”
Ils sortirent dans l’ombre de la nuit, les rues désertes de la ville offrant un semblant de calme avant la tempête. La voiture de l'agence les attendait. Chacun s’installa silencieusement, et la ville, trop familière, disparut rapidement derrière eux.
La voiture roulait à vive allure, les phares perçant l’obscurité alors que la ville s’éloignait à une vitesse effrayante. Sarah et Éric se regardaient, un silence lourd entre eux. L’adrénaline montait, mais ils étaient déjà bien trop familiers de ces situations. Chacun savait ce que l’autre pensait, mais aucun mot ne franchissait leurs lèvres.
Jennifer brisa enfin le silence. "Le site est à deux heures de route. Il est isolé, aucune surveillance… en théorie."
Éric tourna la tête vers elle, un regard interrogateur. "En théorie ?"
"Il y a une rumeur", répondit-elle. "Une autre équipe a été envoyée avant vous. Ils n'ont plus donné de nouvelles."
Un frisson imperceptible traversa Sarah, mais elle garda son calme. Les rumeurs étaient toujours présentes, mais elles n'avaient jamais été une raison suffisante pour reculer. "C’est une mission, Jennifer. On fait ce qu’on a à faire."
Ils arrivèrent à la périphérie d'une zone industrielle, où les bâtiments abandonnés et les ruines se fondaient dans la nuit noire. La voiture ralentit, puis s’arrêta devant une entrée dérobée. Siriano était déjà là, sa silhouette sombre se détachant à peine dans la pénombre. Il les attendait, seul. Pas d’équipement, rien de visible. Son visage restait impénétrable, comme d’habitude.
"On vous attendait", dit-il en les saluant d’un signe de tête. "L’objectif est dans ce complexe. On entre discrètement."
Sans plus de cérémonie, Siriano tourna les talons et commença à avancer dans l'ombre. Sarah et Éric échangèrent un regard avant de le suivre. Ils avaient tous un seul but en tête, mais au fond d’eux, une inquiétude persistante grandissait. Siriano avait toujours eu un flair pour se mettre dans des situations risquées, parfois pour ses propres intérêts. Cette fois-ci, il pourrait bien être un problème supplémentaire.
Le complexe était silencieux, presque trop calme. Les murs en béton et les fenêtres brisées laissaient entrer un vent glacial, créant des ombres dansantes sur le sol bétonné. L’équipe se déplaçait rapidement, les pas étouffés par le bruit sourd de leurs bottes sur le sol poussiéreux. Ils n’étaient pas seuls ici, ce qui était évident. L’endroit sentait la présence d’autres, mais les traces étaient faibles, à peine visibles.
“On est proches”, murmura Siriano en s’arrêtant devant une porte métallique. “C’est ici.”
Sarah regarda autour d’elle, son instinct de soldat toujours alerte. “Pas de bruit, pas de mouvement, mais ça ne colle pas. J’ai l’impression qu’ils nous attendent.”
Éric se tourna vers elle, ses yeux sombres fixant l’entrée. “C’est trop calme. Prépare-toi.”
L’angoisse s’empara brièvement de Sarah, mais elle la refoula. Elle n'était pas là pour être effrayée. Ils entraient dans l’inconnu, mais c’était leur travail. Ils avaient appris à vivre avec ce genre de sensation.
Siriano s’approcha de la porte et entra dans un code sur le clavier. Un cliquetis métallique résonna avant que la porte ne s'ouvre lentement, dévoilant un couloir sombre et étroit. Ils s’y glissèrent sans un mot, avançant prudemment.
Ils arrivèrent dans une pièce plus grande, sombrement éclairée par des lampes clignotantes. Au centre, un coffre sécurisé était posé sur une table en métal. La clé USB, toute-puissante et toute-piquante dans ses implications, y était censée se trouver. Mais alors qu'ils s’approchaient du coffre, un bruit métallique s’éleva derrière eux.
Des ombres se formèrent dans le coin de la pièce.
Éric se tourna brusquement, une arme à la main, et vit des silhouettes vêtues de noir se glissant hors de l’ombre. Ils étaient trop nombreux. Et la scène devint immédiatement claire : ce n’était pas juste une mission de récupération. Ils avaient été piégés.
“Dégagez”, ordonna Siriano en dégainant son arme, mais il savait que le piège était déjà tendu. Tout était en place. Il y avait plus qu'une clé USB à récupérer ici.
Les agents ennemis étaient bien préparés. Des coups de feu éclatèrent à travers le silence de la pièce. L’équipe réagit immédiatement, se séparant pour chercher des couvertures, tirant en retour, mais la situation était trop tendue.
Sarah se jeta derrière un pilier, se couvrant, ses yeux perçant l’obscurité pour repérer chaque mouvement. Éric, plus calme, visait soigneusement les silhouettes, mais leur nombre grandissant rendait la situation de plus en plus critique.
“Sarah ! Éric !” cria Jennifer, alors que sa voix se noyait dans le vacarme. “On a besoin de sortir de là !”
Les coups de feu retentissaient toujours dans l’abri improvisé de l’équipe. Éric se battait pour chaque centimètre gagné, son arme à la main, mais son esprit était ailleurs. Il savait que le temps était compté, et la clé USB qu’ils étaient venus chercher était désormais secondaire. Il fallait sortir, et vite.
Il se tourna vers Sarah, sa respiration haletante. "On doit se replier. Maintenant."
Sarah acquiesça, mais le regard dans ses yeux trahissait une tension palpable. "Et Siriano ?"
"Je m'en occupe", dit Éric en serrant les dents. "Vous couvrez le retrait."
Ils prirent la direction de la sortie, avançant à travers les couloirs en ruines. Ils atteignirent la sortie principale et, enfin, la liberté… ou ce qu'il en restait. Un hélicoptère les attendait sur le terrain dévasté pour les évacuer.
Tout se passa en quelques secondes, mais tout était soudainement devenu incertain. Un bruit sourd, un éclat de lumière aveuglant, et ils virent l’avion de guerre surgir de nulle part. Des rafales de balles percutèrent l’avion de secours, déchirant le métal, envoyant des éclats partout. Le pilote et le copilote tentèrent de reprendre le contrôle, mais les moteurs étaient endommagés, le vol devenait instable.
“Putain !” Éric hurla en se cramponnant à son siège. “Accroche-toi, Sarah !”
Mais avant qu’ils ne puissent réagir, l’avion se mit à piquer du nez, l’alarme hurlant dans le cockpit. Le pilote cria quelque chose d’incompréhensible avant de perdre connaissance. Le copilote se battait pour garder l’appareil stable, mais il était trop tard.
Un cri strident traversa l’air alors que l’avion dégringolait. La panique s’empara de Sarah et Éric, mais l’entraînement prit rapidement le dessus. "Parachutes ! Maintenant !"
Ils se précipitèrent dans le compartiment arrière où les parachutes étaient stockés. En quelques mouvements secs, ils les enfilèrent et se précipitèrent vers la porte arrière de l’avion, maintenant hors de contrôle.
Éric jeta un dernier regard à Sarah avant de sauter. "On se retrouve en bas !"
Ils plongèrent dans le vide, la sensation d’accélérer à une vitesse vertigineuse. Le vent hurlait autour d’eux, leurs corps se balançant dans l’air turbulent, mais ils restèrent concentrés, ajustant leurs trajectoires pour éviter les débris qui volaient autour d’eux.
Un instant plus tard, les parachutes se déployèrent avec un bruit sourd. Ils flottèrent en douceur, mais la scène d’en haut était apocalyptique. L’avion était devenu une boule de feu dans le ciel, ses débris éclatant dans toutes les directions.
Quelques minutes plus tard, ils atterrirent avec un choc brutal sur un terrain rocailleux. Éric roula sur le sol pour amortir l'impact, ses genoux heurtant la terre sèche. Il se redressa rapidement et aida Sarah à se relever. Ils se retrouvèrent au sommet d'une petite montagne, surplombant la ville de Toreno, qui semblait paisible à des kilomètres en bas.
"On doit y aller", dit Sarah, son souffle court mais calme. “On n’a pas le temps d’attendre.”
Mais Éric la regarda, ses yeux d’acier fixant la ville. “On attendra ici. On a le temps. Il faut qu’on se cache, qu’on disparaisse.”
Ils se regardèrent un moment, comme si leurs regards pouvaient se parler sans mots. Puis ils descendirent prudemment la montagne, en direction de la ville. L’idée de se cacher, de se fondre dans cette ville inconnue, était leur seul choix. Ils s’étaient échappés de l’enfer, mais leur vie allait prendre un virage qu’ils n’avaient pas anticipé.
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Dix ans s’étaient écoulés depuis leur atterrissage précipité à Toreno. La ville avait changé. Toreno, autrefois un endroit anonyme et oublié de tous, était devenue leur refuge. Éric et Sarah avaient commencé une nouvelle vie, loin de leur passé, loin des missions et des intrigues de l’agence. Le couple avait trouvé un semblant de paix, une vie discrète, loin des regards curieux. Mais ce n’était pas la tranquillité qu'ils avaient espérée. Il y avait toujours ce sentiment persistant que, tôt ou tard, leur passé finirait par les rattraper.
Ils avaient deux enfants maintenant. Ana, une fille de huit ans, et Lucas, un garçon de six ans. Ils étaient leur monde. Leur famille. Leur secret. Un secret que personne à Toreno ne connaissait. Sarah avait pris un travail au marché local, vendant des produits faits maison, pendant qu’Éric travaillait comme mécanicien dans un garage. Ils vivaient simplement, mais leur vie tranquille allait bientôt être perturbée.
Il était une après-midi comme les autres. Sarah préparait le dîner tandis qu’Éric réparait une moto dans le garage, son esprit vagabondant malgré lui. Il avait cette sensation étrange qu’un danger se profilait à l’horizon. Un frisson parcourut son dos quand il aperçut une silhouette familière s’approchant du coin de la rue. Le regard perçant de Siriano. Mais… ce n’était pas lui. C’était un homme, un étranger déguisé, portant les mêmes traits, la même silhouette que leur ancien collègue. Mais quelque chose n’allait pas.
Il observa attentivement, sentant une vague d’angoisse l’envahir. Ce n’était pas une simple coïncidence. Ce type avait quelque chose à voir avec leur passé. Sans perdre un instant, il courut vers la maison. “Sarah !” cria-t-il, sa voix pleine d'urgence.
Sarah tourna la tête, ses yeux plissés. Elle savait. Elle savait déjà. Un regard vers la fenêtre, et elle aperçut à son tour la silhouette étrange.
“On se cache !” ordonna Éric, son ton froid et déterminé.
Mais avant qu’ils ne puissent réagir, l’homme déguisé en Siriano entra dans la rue avec une assurance glaciale. Il n’était pas seul. D’autres silhouettes sombres le suivaient. Il se tenait droit, avec un sourire en coin. Son regard ne trahissait aucune émotion, mais Éric savait que ce n’était pas un hasard. Ils étaient là pour la clé USB.
“Éric ! Sarah !” lança l’homme déguisé. “Je sais que vous êtes là. Il est temps de remettre ce que vous avez pris.”
Éric sentit la colère bouillonner en lui, mais il savait aussi qu’il n’était pas question de rester là. Ce n’était pas juste une affaire de clé USB. C’était bien plus. Il avait tout fait pour protéger sa famille, pour les éloigner du danger. Mais le danger venait frapper à leur porte. Et cette fois, il n’allait pas fuir.
L’homme déguisé en Siriano donna un signe discret. Les bandits se dispersèrent dans la rue, prenant des positions autour de la maison. Sarah se précipita vers les enfants, qui jouaient innocemment dans leur chambre, sans se douter du chaos imminent.
“Éric, qu’est-ce qu’on fait ?” chuchota Sarah, ses yeux pleins d’inquiétude.
“On va à l’école”, répondit Éric, son regard glacial. “Il faut les récupérer avant qu’ils ne nous les prennent.”
Les enfants étaient à l’école, un endroit où ils étaient en sécurité, ou du moins, ils l'étaient jusqu’à présent. Éric saisit les mains de Sarah, ses doigts fermes autour des siennes. “On va sortir, mais vite.”
Ils se faufilèrent hors de la maison, prenant un chemin détourné. Le bruit des pas des bandits résonnait dans la rue, et chaque seconde semblait s’étirer. Lorsqu’ils arrivèrent près de l’école, un cri brisé déchira le silence : un des bandits avait vu leur mouvement.
La confrontation était inévitable. Ils étaient encerclés. Mais Éric et Sarah étaient prêts. Ils avaient l’habitude de ces situations, de ce genre de combat. Leur formation était leur meilleure alliée. Les premiers coups tombèrent, mais leurs corps réagissaient avec une précision presque automatique. Sarah bloqua une attaque, riposta avec rapidité, tout en gardant un œil sur Éric qui se battait pour protéger leur flanc. Le combat était brutal, mais leur coordination était sans faille.
Les bandits étaient bien armés, mais Éric et Sarah l'étaient aussi. En quelques mouvements maîtrisés, ils mirent les assaillants hors de combat. Le dernier bandit tomba à genoux, un regard paniqué dans les yeux. “C’est pas fini,” murmura-t-il avant de s’effondrer.
Essoufflés, mais victorieux, Éric et Sarah se précipitèrent à l'intérieur de l'école, retrouvant leurs enfants, qui ne comprenaient toujours pas la gravité de la situation. Ana et Lucas les regardèrent, la confusion dans leurs yeux.
"Papa, maman, qu’est-ce qui se passe ?"
Éric les prit dans ses bras, les serrant fort. "Rien ne va vous arriver. Nous allons vous protéger, quoi qu'il arrive."
Le calme après la tempête était relatif. Ils avaient évité une tragédie, mais Éric et Sarah savaient que cette rencontre n’était que le début. Ils n'étaient plus à l'abri. Leur passé était de retour, et les menaces qu'ils avaient fuies étaient maintenant à leurs portes.
Après l’attaque, la vie à Toreno ne serait plus jamais la même. Bien que le danger immédiat ait été écarté, Éric et Sarah savaient qu'ils ne pouvaient plus rester dans l'ombre aussi facilement. Leur présence n'était plus un secret pour ceux qui les poursuivaient, et le climat de peur qui s'était installé dans leur vie était devenu oppressant.
Ils avaient réussi à fuir la maison, mais ce n’était qu’une victoire temporaire. Ils ne pouvaient pas rester à Toreno éternellement, pas avec ces gens qui avaient des connexions dans les plus hautes sphères. Si l'homme déguisé en Siriano était arrivé à retrouver leur trace, d'autres pourraient bien faire de même.
Ils avaient pris la décision de quitter Toreno pour de bon. Mais avant cela, ils avaient des choses à régler. Leur premier objectif était clair : détruire toutes les informations qu'ils avaient en leur possession. La clé USB… Un objet qui, à ce jour, portait un lourd fardeau. Tout ce qu'il contenait avait été leur ticket vers une vie nouvelle. Mais aujourd’hui, cela ne signifiait plus rien. Il fallait effacer les traces.
“On doit tout effacer, Sarah”, dit Éric en regardant la clé USB qu'il avait soigneusement cachée dans un tiroir. “C’est la seule façon de garantir qu’ils n’ont plus rien sur nous.”
Sarah hocha la tête, son regard déterminé. Elle comprenait la gravité de la situation. “On ne sait pas combien de temps on aura avant qu'ils reviennent, mais on doit détruire tout ce qui peut les lier à nous.”
Ils se mirent donc en quête de tout effacer, brûlant des documents, effaçant des traces numériques, et faisant disparaître tout ce qui pouvait potentiellement les trahir. Mais dans leur empressement à tout éliminer, Éric sentit un malaise. Le sentiment qu’ils n’étaient pas seuls persista dans son esprit. Comme si quelqu’un les observait. Un regard invisible qui les traquait dans l’ombre.
Lorsqu’ils furent enfin prêts à partir, ils s’installèrent à l’hôtel de la ville pour la nuit. Les enfants, épuisés, dormaient déjà, inconscients du danger qui planait au-dessus d'eux. Éric et Sarah avaient pris toutes les précautions nécessaires pour éviter toute surveillance, mais il restait cette crainte persistante.
Ce soir-là, alors qu’ils se reposaient, une silhouette furtive se glissa dans la chambre d'hôtel. Un murmure discret à peine audible dans l’air : “Vous pensiez pouvoir fuir, n’est-ce pas ?”
Sarah se leva d’un bond, ses yeux brillant d’inquiétude. “Qui êtes-vous ?”
La silhouette s’avança, un sourire carnassier sur les lèvres. “Je suis un ami. Ou plutôt… un ennemi.”
Le visage du visiteur se dévoila lentement dans la faible lumière. Ce n’était pas Siriano, mais l’odeur de l’ancien service était encore présente. “Je ne vous ai pas oubliés. Vous avez pris quelque chose qui ne vous appartenait pas.”
Éric se leva à son tour, prêt à défendre sa famille. “Nous n'avons rien à vous donner. Vous avez déjà causé assez de torts.”
“Vraiment ?” répondit l'inconnu. “Je pensais que vous apprécieriez un dernier petit jeu. La clé est toujours là, n’est-ce pas ? Et maintenant, vous allez devoir faire un choix. Vous partez, mais vous ne partez pas seuls.”
Il fit un geste vers la fenêtre, d’où plusieurs silhouettes se dessinaient. Éric et Sarah, le cœur battant, se préparèrent au pire. Mais à cet instant, un bruit étrange se fit entendre à l’extérieur. Une détonation. Puis une autre. Les silhouettes qui se tenaient près de la fenêtre se dispersèrent instantanément, emportées par une rafale de balles qui semblaient venir de nulle part.
“Dégagez ! Maintenant !” ordonna Éric à Sarah. Ils n’avaient plus le temps de discuter. Il attrapa la clé USB et la jeta dans un sac. Sans un mot, ils se précipitèrent à travers la porte de derrière, leur vie à nouveau sur le point de basculer.
Ce que Sarah ne savait pas, c’était qu'une nouvelle alliance venait de se former à leur insu. Cette fois, ce n’étaient pas leurs ennemis qui les poursuivaient, mais des alliés inattendus. Le monde, en apparence plus dangereux que jamais, leur offrait une nouvelle chance. Mais à quel prix ?
Les rues de Toreno se dévoilaient devant eux comme un chemin semé d’embûches. Le vent soufflait fort, porteur d’un futur incertain, alors que la nuit tombait et que le couple se dirigeait, plus déterminé que jamais, vers leur prochaine étape.
La nuit s'était abattue sur Toreno, et dans les rues désertes, l'angoisse n'avait cessé de grandir. Éric et Sarah, tout en fuyant la scène de l'attaque, se dirigeaient à toute vitesse vers un autre lieu de refuge. Ils savaient que leur plan ne tiendrait pas longtemps. Chaque décision, chaque mouvement était désormais une question de survie.
Soudain, leur téléphone vibra. Éric s'arrêta brusquement et lança un regard inquiet à Sarah. Il prit l'appareil, hésitant un instant avant de décrocher.
“Éric,” dit une voix familière à l’autre bout du fil. “Tu penses que tu peux fuir indéfiniment ?”
Le nom de la personne qui venait de parler envahit ses pensées, un mélange de soulagement et de méfiance s’empara de lui.
“Siriano…” murmura-t-il. “Tu… tu m’as trouvé.”
“C’est bien moi,” répondit Siriano d’un ton calme mais ferme. “Et je suis venu te donner une offre, une proposition. C'est à vous de décider si vous la prenez.”
Les mots de Siriano se firent plus clairs. “Il est temps de revenir à Mortigan. Je sais que vous avez la clé USB, mais il y a quelque chose que vous devez comprendre : cette clé ne vous appartient plus. Le passé vous rattrape. Le monde dans lequel vous avez vécu, vos anciennes missions, tout ça… ça revient. Et vous devez nous rejoindre pour régler ce qui a été laissé en suspens.”
Sarah, qui écoutait la conversation, se rapprocha d’Éric. “Que veut-il dire par là ?” murmura-t-elle, inquiète.
Éric se pinça l’arête du nez, réfléchissant. Mortigan, ce nom résonnait comme une vieille plaie, une ville où leur passé les attendait avec des souvenirs lourds de sens. Une ville qu’ils avaient quittée, des années auparavant, pour échapper à un destin qu'ils avaient fui à tout prix.
“Écoute,” dit-il finalement à Siriano, “On n’a pas l’intention de revenir là-bas. Ce passé, on l’a laissé derrière nous pour de bonnes raisons.”
“Ah, mais tu n’as pas le choix, Éric. Tu n’as jamais eu le choix. La clé USB que vous avez volée… elle est une pièce essentielle dans un puzzle bien plus vaste. Si tu veux protéger ta famille, tu dois revenir à Mortigan. Nous avons vos enfants.”
Le sang d’Éric se glaça. Un froid glacial parcourut son échine. “Quoi ?! Vous avez mes enfants ?!”
“Ne fais pas l’erreur de penser que tu peux jouer au héros, Éric. Si tu veux les sauver, tu dois revenir à Mortigan, et vite. Le temps joue contre vous.”
Le téléphone se coupa soudainement, laissant Éric sous le choc, ses mains tremblant légèrement.
“Éric, que se passe-t-il ?” demanda Sarah, voyant la tension sur son visage.
“C’est Siriano… Ils ont les enfants,” répondit-il d’une voix rauque. “Ils nous demandent de revenir à Mortigan, de faire face à notre passé.”
“Mortigan ?” répéta Sarah, la voix tremblante. “C’est… c’est là que tout a commencé, non ? Où l’on a laissé nos vies derrière nous ?”
Éric hocha lentement la tête. “Oui. C’est là-bas qu’on a été formés, là-bas que tout a basculé. Et maintenant, on doit y retourner. Ils ont nos enfants, Sarah. Nous n’avons pas le choix.”
Il regarda autour de lui, la rue sombre et déserte semblant se refermer sur eux. “On va devoir aller là-bas, une dernière fois. Mais cette fois, on ne partira pas comme des fuyards. On partira en sachant exactement pourquoi.”
Sarah prit une profonde inspiration et serra sa main. “Alors, Mortigan… c’est là qu’on trouvera la fin de notre histoire. Mais on va les récupérer, Éric. Je te le promets.”
Les deux se mirent en marche, déterminés à récupérer leurs enfants et à faire face à ce qui les attendait à Mortigan. Mais au fond de leur esprit, une question persistait : qu’avaient-ils réellement laissé derrière eux dans cette ville ? Et qu’allait-il advenir quand le passé et l’avenir se percuteraient à nouveau ?
Éric et Sarah ne se sentirent pas totalement en sécurité même lorsqu'ils commencèrent leur voyage vers Mortigan. La route, bien que familière, leur semblait longue et semée d’embûches. Chaque étape était marquée par la crainte de ce qui les attendait, mais aussi par la détermination de récupérer leurs enfants et de régler une fois pour toutes les comptes avec leur passé.
Après plusieurs heures de conduite, ils arrivèrent enfin en vue de la ville. Mortigan se dressait devant eux, imposante, figée dans le temps, comme un vestige du passé. Leurs souvenirs se mélangèrent à la réalité présente, chaque coin de rue, chaque bâtiment, chaque ruelle rappelant des événements qu'ils auraient préféré oublier. Mais il était trop tard pour regretter. Ils étaient là, prêts à en découdre.
En arrivant dans le quartier central, Éric et Sarah se dirigèrent vers un vieux bâtiment apparemment abandonné, l'endroit où Siriano et le reste de l’équipe avaient établi leur point de rencontre. Ce bâtiment, sombre et silencieux, semblait n'avoir jamais changé. Un contraste frappant avec la ville qui semblait se transformer autour de lui.
À l'intérieur, ils furent accueillis par Siriano, qui attendait patiemment. Il avait l'air calme, presque décontracté, comme s'il était habitué à voir des gens revenir à Mortigan sous haute tension. Ses yeux scrutèrent Éric et Sarah avant qu'il ne parle.
“Vous êtes arrivés à temps. Mais ce n’est pas encore fini”, dit-il d’un ton grave. “Vous allez me donner la clé USB. Nous avons besoin de cela pour mettre fin à tout ça.”
Éric hésita un instant, son regard se posant sur Sarah, qui lui lança un regard déterminé. Il savait que la mission était loin d’être terminée. Leur retour à Mortigan avait été précipité, mais ils n’avaient pas eu le luxe de choisir. Ils avaient pris la décision d’aller jusqu’au bout.
Il prit la clé USB de son sac et la tendit à Siriano. “Voici. Mais vous savez bien que ce n’est pas la fin. Si nous faisons cela, nous devons nous assurer qu’ils n’auront plus aucune emprise sur nous.”
Siriano hocha la tête. “Je comprends. Mais pour l'instant, vous n’avez pas le temps de vous poser ces questions. Nous avons d'autres priorités.”
À cet instant, une alarme se déclencha, brisant l'atmosphère calme. Le bruit de moteurs lourds se fit entendre à l’extérieur, suivi de cris. Des bruits de bottes martelant le sol résonnèrent dans les couloirs du bâtiment. En un instant, l’équipe d’Éric et Sarah se retrouva encerclée.
“C'est quoi, ça ?!” demanda Sarah, les poings serrés. Elle se prépara à affronter la menace imminente.
“Des rebelles. Des gens qui veulent la clé USB,” répondit Siriano d’un ton calme, mais son visage se tendit. “Ils savent que vous avez la clé. Et ils ne vont pas nous laisser partir sans un combat.”
Sans un mot de plus, l’équipe se prépara à l’affrontement. Siriano sortit une arme de son manteau et la tendit à Éric. “On a aucune chance de fuir. On va devoir se battre, ici et maintenant.”
Les portes du bâtiment se firent exploser sous une rafale de balles. Une dizaine de rebelles armés jusqu'aux dents envahirent la pièce, leur présence menaçant et implacable. Éric et Sarah se mirent à couvert derrière les vieilles colonnes du bâtiment, pendant que les membres de l'équipe se dispersaient pour répondre aux tirs.
Éric attrapa un fusil et lança un regard déterminé à Sarah. “Reste à l’abri. On va sortir d’ici, ensemble.”
Un combat acharné s’engagea. Les rebelles étaient nombreux et bien armés, mais l'équipe d'Éric était prête. Ils se battirent avec une intensité féroce, éliminant un à un les ennemis qui se tenaient entre eux et leur objectif. Les balles sifflaient autour d'eux, mais ils restaient concentrés, toujours sur le qui-vive.
Pendant ce temps, les enfants étaient toujours retenus quelque part dans le bâtiment, et Éric savait qu’il ne pouvait pas les laisser entre les mains de ces gens. Chaque seconde comptait.
“Sarah !” cria Éric en la voyant sortir de sa couverture pour éliminer un rebelle qui tentait de les encercler. “On doit bouger !”
Ils se frayèrent un chemin à travers les décombres et les tirs, rejoignant l’endroit où les enfants étaient cachés. Mais juste avant qu'ils n'atteignent la salle, un autre groupe de rebelles surgit. Cette fois, ils étaient dirigés par une figure imposante, un leader vêtu de noir, une cicatrice marquée sur le visage.
“Vous ne partirez pas d’ici vivants, Éric et Sarah,” gronda le leader. “La clé USB est à nous, et vous êtes déjà trop tard.”
Le combat continua, mais cette fois, ce n’était plus juste une question de survie. C’était un retour aux actions. Ils étaient à la croisée des chemins, et leur futur allait se jouer dans cette bataille. Ils n’avaient plus le temps de réfléchir à leur passé. Tout ce qu’ils pouvaient faire maintenant, c’était se battre pour leur avenir.
Après un long et épuisant combat, l'équipe parvint enfin à repousser les rebelles, mais l'issue de la bataille n'était que temporaire. Les survivants étaient en fuite, mais la clé USB restait dans leurs mains. Éric, Sarah, et le reste de l'équipe étaient loin d’être en sécurité, et ils savaient que ce n’était qu’une question de temps avant que le groupe ne se reforme.
Ils se réfugièrent dans un sous-sol du bâtiment, à l'abri des regards, pour se regrouper et organiser leur plan. L’air était lourd de tension, et chacun d’entre eux savait que les prochaines heures seraient cruciales.
Siriano prit la parole, brisant le silence pesant qui pesait sur l'équipe. “Nous ne pouvons pas perdre la clé. Ils la veulent plus que tout. Ils ont l’intention de l’utiliser contre nous, contre notre pays. Nous devons les traquer et la récupérer, coûte que coûte.”
Jennifer, l’experte en technologies, posa un plan détaillé sur la table. “J'ai piraté leurs communications. Ils sont actuellement en déplacement, probablement vers un point de ralliement. Leur chef semble être un homme appelé Vargo, un ancien agent double avec qui nous avons déjà eu des démêlés dans le passé. Je sais comment il pense, et je sais aussi qu’il aime se cacher dans des lieux isolés, où il peut facilement manipuler les gens et contrôler la situation.”
Éric hocha la tête, son regard déterminé. “Nous allons les prendre par surprise. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons agir vite.”
Sarah ajouta : “Nous connaissons leurs méthodes, nous savons où ils vont frapper. Si on attend trop longtemps, on risque de les perdre.”
Siriano observa le groupe d'un œil perçant. “Nous avons une chance. Mais cette chance ne sera pas là pour longtemps. Le temps joue contre nous. Il nous faut un plan solide et rapide.”
“Je suis d'accord,” répondit Jennifer. “Ils vont probablement se cacher dans une ancienne base militaire à l'extérieur de la ville. C’est un endroit qu'ils utilisent pour stocker des équipements et des documents secrets. C’est là qu’ils pensent que la clé USB est en sécurité.”
Shistelle, l’experte en tactique, intervint. “Nous devons diviser nos forces en deux groupes. Un groupe pour infiltrer la base et récupérer la clé, l’autre pour créer une diversion. Ils ne s’attendront pas à ce qu’on attaque à deux endroits en même temps. Ils seront désorientés.”
Éric approuva le plan. “Très bien. Jennifer, tu seras avec moi. On ira infiltrer la base, et on récupérera la clé. Siriano et Shistelle, vous allez créer la diversion. Nous aurons besoin de tous les équipements et informations possibles.”
Sarah se tourna vers Éric, une lueur de doute dans ses yeux, mais aussi une profonde confiance. “Tu es sûr de ce plan ?”
“On n’a pas d’autre choix,” répondit Éric, serrant la main de Sarah. “Mais nous allons y arriver. Nous allons tout faire pour protéger nos enfants et récupérer cette clé.”
Les membres de l'équipe se préparèrent rapidement. Le bruit des équipements qu’ils vérifiaient remplissait la pièce. Chacun savait qu’ils allaient se lancer dans une mission à haut risque, où l’échec n'était pas une option. Le plan était risqué, mais c’était la meilleure chance qu’ils avaient de reprendre le contrôle de la situation.
Jennifer, en tant qu’experte en technologie, se chargea d’infiltrer le système de surveillance de la base. “Je peux désactiver leurs caméras et leurs alarmes pendant quelques minutes. Vous aurez un délai de dix minutes pour vous infiltrer sans être détectés. Faites en sorte de ne pas faire de bruit. La moindre alerte et tout est fini.”
Le groupe se réunit un dernier instant avant de se séparer. Chacun savait que le danger les attendait à chaque coin de rue, mais leur détermination à accomplir leur mission et à protéger leur famille surpassait tout.
Éric, Sarah, Jennifer, Siriano, et Shistelle s’échangèrent un dernier regard. Ils avaient survécu à l’enfer des dernières heures, mais ce n’était que le début d’un nouveau combat. Un combat pour leur avenir, pour leur liberté, et pour la vérité.
Alors que l’équipe finalisait les derniers détails de leur plan, un téléphone satellite émit une sonnerie stridente. Tous se figèrent un instant. Éric attrapa l’appareil. L’écran affichait un numéro crypté, mais lui seul savait de qui il s’agissait.
Il décrocha.
— Allô ?
— C’est le maire de Mortigan, dit une voix grave à l’autre bout du fil. Éric, je sais que vous avez la clé USB.
Un silence tendu suivit. Éric fit signe au groupe de rester calme, puis s’éloigna légèrement.
— Comment avez-vous su que nous étions en ville ?
— Peu importe comment, répondit le maire. Ce qui compte, c’est que cette clé contient des informations qui, si elles sont rendues publiques, peuvent bouleverser l’équilibre du pays. Des dossiers classés, des noms, des décisions prises dans l’ombre... et des crimes d’État. Vous comprenez ce que ça veut dire ?
Éric fronça les sourcils.
— On sait très bien ce qu’on transporte, Monsieur le Maire. C’est aussi pour ça qu’on l’a gardée si longtemps à l’abri. On ne voulait pas qu’elle tombe entre de mauvaises mains.
— Je ne doute pas de votre intégrité, Éric. Mais des personnes très haut placées sont déjà au courant. Et elles veulent la récupérer à tout prix, même si cela signifie sacrifier Mortigan.
Cette fois, Sarah se rapprocha, devinant la gravité de l’échange.
Éric mit le haut-parleur.
— Que voulez-vous exactement ? demanda Sarah.
— Un échange sécurisé. Vous venez avec la clé. Je vous assure protection, pour vous et votre famille. J’ai encore des hommes loyaux à mes côtés. Mais vous devez agir vite. Les rebelles sont peut-être plus proches qu’on ne le pense.
Jennifer s’interposa :
— On ne peut pas faire confiance au maire. Trop d’infos fuitent depuis sa propre administration.
Siriano ajouta :
— Et s’il voulait juste la clé pour la vendre ou la détruire ? On ne peut pas se permettre un tel risque.
Mais Éric gardait le regard fixé sur le téléphone. Il connaissait le maire personnellement. Ils avaient autrefois combattu côte à côte dans des circonstances très sombres.
— Je vais y réfléchir, dit Éric. Mais si c’est un piège, ce sera votre dernier appel.
— Je comprends, Éric. Je vous laisse les coordonnées du point de rendez-vous. Venez seuls. Avant minuit. Après ça, je ne pourrai plus rien garantir.
La communication coupa. Le silence revint aussitôt dans la pièce.
Sarah posa sa main sur l’épaule d’Éric.
— Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
Il prit une grande inspiration, et répondit d’une voix ferme :
— On y va. Mais pas sans préparation. S’il s’agit d’un piège, on va le lui retourner à la figure.
Siriano serra les poings.
— Alors on retourne aux actions. Pour de vrai, cette fois.
Le point de rendez-vous se trouvait dans une villa excentrée, gardée par quelques agents en civil. Le maire de Mortigan, droit dans son costume sombre, les attendait sur la terrasse, l’air nerveux. Le ciel était couvert, et une tension électrique flottait dans l’air.
Éric, Sarah, Siriano, Jennifer et Shistelle avançaient lentement, les sens en alerte. Chacun savait que cette rencontre pouvait très vite basculer.
— Merci d’être venus, dit le maire d’un ton rapide. Il faut qu’on fasse vite. Remettez-moi la clé et on vous mettra sous protection immédiate.
Siriano sortit lentement la clé USB de sa poche intérieure. Il s’apprêtait à la tendre au maire quand, soudain, un sifflement fendit l’air. Un coup de feu.
— AAH ! cria Siriano en tombant à genoux, la main plaquée contre son bras ensanglanté.
Le chaos éclata aussitôt. Plusieurs rebelles sortirent de l’ombre, armés, surgissant depuis les toits et les buissons autour de la villa. Ils étaient au moins une quinzaine, encadrant le groupe.
Sarah dégaina aussitôt son arme, Éric couvrit Siriano tandis que Jennifer et Shistelle se plaçaient en défense. Mais l’effet de surprise avait joué contre eux.
— Donnez-nous cette foutue clé ! cria un homme encagoulé, visiblement le chef du groupe. On sait que vous l’avez !
Siriano, toujours à genoux, leva la main tremblante. Il voulait protéger l’équipe. Un rebelle s’avança brutalement, le frappa au visage et arracha la clé de ses doigts.
— On l’a ! cria un autre. On se replie !
— NON ! hurla Éric en tirant un coup de feu qui manqua de peu le rebelle en fuite.
Mais c’était trop tard. En quelques secondes, les rebelles disparurent dans les rues de Mortigan avec la clé USB.
Un silence pesant s’installa.
Sarah jura à voix basse, puis se tourna vers Siriano qui grimaçait de douleur.
— On aurait dû prévoir une double sécurité…
— C’est pas fini, grogna Éric en se relevant. Ils pensent avoir gagné. Mais ils viennent juste de relancer la chasse.
Jennifer leva les yeux vers l’horizon.
— La mission recommence. Depuis zéro.
Dans une maison abandonnée à la périphérie de Mortigan, l’équipe s’était repliée en urgence. Jennifer, concentrée, nettoyait la plaie du bras de Siriano avec du matériel de fortune.
— Tu vas t’en sortir, dit-elle doucement. Ce n’est qu’une blessure superficielle. Mais tu perdras un peu en mobilité pendant quelques jours.
Siriano serrait les dents, les yeux fermés. La douleur était vive, mais il ne voulait pas ralentir l’équipe.
— Ils nous ont pris de court… murmura-t-il. On doit reprendre l’initiative.
Éric, debout près de la fenêtre, décrocha son téléphone qui vibra brusquement. Il reconnut immédiatement le numéro du maire.
— Allô, ici Éric.
— Éric, comment va votre équipe ? demanda le maire d’un ton inquiet. J’ai appris qu’il y a eu un assaut.
— Siriano est blessé, mais on s’en sortira. On n’a plus la clé.
— Vous devez la récupérer. Ces dossiers ne doivent surtout pas tomber entre de mauvaises mains. Le gouvernement est déjà sur les nerfs. Faites ce qu’il faut. Disparaissez s’il le faut, mais retrouvez-la.
L’appel se coupa.
Éric rangea son téléphone, puis se tourna vers les autres. Sarah le regardait, les bras croisés.
— Alors ?
— Il nous laisse carte blanche. On agit.
Shistelle s’approcha, une tablette à la main.
— J’ai commencé à analyser les mouvements des rebelles. Il y a eu plusieurs signalements de groupes armés dans les faubourgs nord. Ils semblent se regrouper dans une ancienne usine textile désaffectée.
— C’est peut-être leur planque, dit Sarah.
Jennifer, toujours accroupie près de Siriano, hocha la tête.
— Ils ne savent pas qu’on les suit. On peut les prendre à leur propre jeu.
Éric esquissa un sourire.
— Parfait. Ce soir, on retourne dans l’arène. Cette fois, ils ne verront pas le coup venir.
La nuit tomba sur Mortigan, enveloppant la ville d’un silence oppressant. L’ancienne usine textile se dressait comme une carcasse d’acier au milieu des terrains vagues. Aucun bruit, pas même celui du vent. C’était l’heure.
Éric, Sarah, Jennifer, Shistelle et Siriano — malgré son bras bandé — se glissèrent discrètement dans l’enceinte. L’équipe était équipée de silencieux, de drones et de lunettes thermiques. Pas de place pour l’erreur.
— Contact à gauche, murmura Sarah dans l’oreillette.
Jennifer neutralisa deux gardes en silence. Shistelle pirata une serrure électronique. En moins de dix minutes, l’équipe prit le contrôle des lieux, pièce par pièce.
Dans la grande salle centrale, cinq rebelles armés se réunissaient autour de plans. Ils n’eurent même pas le temps de réagir. Éric surgit le premier, Sarah couvrait, Siriano tira avec sa main valide. Tous furent mis à terre, maîtrisés ou assommés.
— On les a, lança Jennifer.
Ils fouillèrent la salle. Ordinateurs portables, armes, documents, téléphones… mais aucune trace de la clé USB.
Shistelle connecta rapidement une interface aux appareils récupérés. Elle parcourut les fichiers et releva une série de messages cryptés.
— Merde… la clé a été transférée hier. Ils l’ont remise à une autre cellule. Un camp mobile situé à l’est, près des anciennes mines d’Atanbè.
Siriano soupira.
— Ça veut dire qu’on repart à zéro… encore.
— Pas tout à fait, dit Éric en resserrant sa ceinture. Cette fois, on sait où aller. Et ils ne nous attendront pas.
Sarah regarda au loin, son regard dur.
— Ce n’est plus juste une mission. C’est personnel maintenant.
Le soleil de plomb brûlait les hauteurs poussiéreuses d’Atanbè. La tension était palpable dans le convoi. Éric, Sarah, Siriano, Jennifer, Shistelle et six militaires d’élite, menés par le sergent Doumbia, se préparaient au dernier assaut. Objectif : récupérer la clé USB. Ce serait leur dernier coup de filet.
— On frappe vite, fort et précis, lança Éric. On prend le flanc sud. Sarah et moi, on infiltre pendant que le reste neutralise les défenses.
— Reçu, répondit Doumbia. Mon équipe est prête.
L’opération commença dans un fracas d’explosions et de tirs étouffés. Les militaires encerclèrent le camp, créant une diversion. Éric et Sarah se faufilèrent jusqu’au cœur du QG ennemi, où reposait la fameuse clé.
— Là ! dit Sarah. Sur la table.
Éric la récupéra. À cet instant, des rebelles surgirent de l’arrière-cour. Un échange de feu violent éclata. Siriano arriva pour les couvrir.
— Repliez-vous ! hurla-t-il.
Alors qu’ils s’échappaient, un tir de sniper claqua. La balle allait toucher Sarah, mais le soldat Bakari se jeta entre elle et le projectile. Il s’effondra, touché en pleine tête.
— Non ! cria Doumbia. Bakari !
Sarah, sonnée, regarda son sauveur au sol. Éric la tira par le bras.
— On n’a pas le choix, on doit sortir d’ici maintenant !
Avec l’aide des militaires restants, ils se frayèrent un chemin à travers le feu et la fumée. Jennifer couvrait l’arrière, Shistelle pirata la clôture électronique pour ouvrir un passage. Ils sortirent du camp avec la clé, mais un homme de moins.
À bonne distance, Éric s’agenouilla. Il serrait toujours la clé dans sa main.
— On a réussi, murmura-t-il. Mais à quel prix…
Le bureau du maire de Mortigan était silencieux lorsque l’équipe entra. Le maire se leva immédiatement à leur vue, les traits marqués par l’inquiétude. Siriano, malgré son bras encore bandé, s’avança avec Éric.
— Mission accomplie, déclara Éric en posant la clé USB sur le bureau.
— Vous avez fait ce que personne d’autre n’aurait pu, répondit le maire en la prenant avec prudence. Le pays vous doit une fière chandelle.
Sarah échangea un regard fatigué mais sincère avec Jennifer. Shistelle, en retrait, observait la pièce avec une méfiance qui ne la quittait jamais. Le maire salua chacun d’eux personnellement, leur promettant un moment de répit, au moins pour cette nuit.
Quelques heures plus tard, ils se retrouvèrent dans un petit bar discret, non loin de la base. Les rires fusaient autour d’eux, les verres se levaient en l’honneur de leur victoire.
— À Bakari, lança le sergent
Doumbia, le cœur un peu lourd.
— À Bakari, reprirent tous en chœur.
Les discussions se mêlaient aux souvenirs de leurs aventures. Jennifer racontait comment elle avait déjoué un piège en piratant une porte de sécurité.
— Et là, le type était tellement sûr de lui, il m’a dit : « T’as pas le cran. » J’ai juste souri, et boum… il s’est retrouvé enfermé dans sa propre cellule !
— Classique Jennifer, répondit Sarah en souriant.
Siriano, assis au fond avec Éric, sirotait son verre à petites gorgées. Il fixait la table, pensif.
— Tu penses qu’ils reviendront ? demanda Éric.
— Ce genre de mission… ça ne se termine jamais vraiment. Mais ce soir, on vit. Demain, on avisera.
Éric hocha la tête. Il savait que cette accalmie n’était qu’un souffle dans la tempête, mais il voulait en profiter, juste un instant, pour se sentir vivant.
Le soleil déclinait lentement sur Mortigan, teintant les bâtiments d’une lumière dorée. Éric et Siriano, désarmés mais confiants, s’étaient offert une promenade dans les ruelles calmes de la ville, profitant enfin d’un instant de répit.
— T’as vu la tête du maire quand il a reçu la clé ? lança Siriano en riant doucement.
— Il avait l’air plus soulagé que lors de son discours d’investiture, répondit Éric, sourire en coin.
Ils tournèrent à un angle, traversant une ruelle plus étroite. À peine avaient-ils fait quelques pas qu’un sifflement aigu retentit.
— Halt ! lança une voix grave.
Trois hommes apparurent devant eux, encagoulés, l’un armé d’un couteau, les deux autres à mains nues mais nerveux. Le port de leurs bottes et les cicatrices visibles sous leurs manches trahissaient leur expérience.
— Donnez ce que vous avez. Pas de bruit, pas de geste brusque, dit le plus grand.
Éric jeta un rapide coup d’œil à Siriano. Sans un mot, les deux hommes échangèrent un regard. L’instant suivant, Siriano esquiva le premier assaillant qui tentait de le frapper. Il le fit basculer contre le mur dans un mouvement sec. Éric, lui, décocha un coup de pied au ventre du deuxième avant de saisir le bras de celui qui tenait le couteau, le tordant brusquement pour lui faire lâcher l’arme.
En moins d’une minute, les trois bandits gisaient au sol, gémissant, désorientés.
— T’as perdu la main, plaisanta Siriano en époussetant sa veste.
— Non, c’est juste que je me suis rouillé avec dix ans de tranquillité, répondit Éric en souriant.
Ils quittèrent la ruelle comme si de rien n’était, reprenant leur marche sur l’avenue principale de Mortigan. Au loin, les lumières des lampadaires s’allumaient une à une. La ville semblait paisible. Mais ils savaient désormais que le danger pouvait surgir à chaque coin de rue.
— Ce n’était sûrement pas un hasard, ajouta Siriano d’un ton plus grave.
— Non, confirma Éric. On est peut-être plus suivis qu’on ne le pense.
Sarah et Jennifer se promenaient tranquillement sur la place centrale de Mortigan, échangeant des rires et des souvenirs des dernières missions. Le vent frais du soir faisait voler quelques feuilles mortes autour d’elles.
— T’as remarqué ? Il y a un certain calme ici, dit Jennifer en observant les passants. Comme une sorte de... paix fragile, tu ne trouves pas ?
— C’est ce que j’espère, répondit Sarah en haussant les épaules. Mais dans notre métier, ce genre de paix ne dure jamais longtemps.
À cet instant, un groupe de quatre hommes, apparemment sans but précis, se dirigea vers elles. Leurs regards étaient insistants, trop fixés, comme s’ils cherchaient à évaluer une proie.
Sarah se tendit immédiatement, son regard perçant scrutant les intentions des individus.
— On ne veut pas de problèmes, les filles, lança l’un d’eux d’une voix rauque. Mais si vous ne voulez pas qu’on vous fasse du mal, il va falloir donner ce que vous avez.
Jennifer jeta un coup d'œil à Sarah. Le signe était clair. Elles n’avaient pas l’intention de céder face à des menaces.
— Vous vous trompez de personne, répliqua Sarah, tout en se déplaçant légèrement pour bloquer le chemin de l’un des assaillants.
Sans crier gare, les bandits se jetèrent sur elles. Mais Sarah et Jennifer étaient prêtes. En quelques secondes, elles neutralisèrent deux des hommes avec des mouvements rapides et précis. L’un tenta de tirer un couteau, mais Jennifer le désarma et le fit tomber au sol d’un coup de genou dans l’abdomen. Le dernier bandit, complètement déstabilisé, tenta de fuir, mais Sarah l’attrapa par le col et le jeta contre un mur.
Le silence s’installa sur la place, le vent balayant les corps inanimés des assaillants.
— Bien joué, dit Jennifer, essoufflée mais souriante.
— Ce n’était qu’une question de temps, répondit Sarah. Ce genre de situation, ça devient presque une routine.
Jennifer sortit son téléphone et composa rapidement le numéro d’Éric.
— Éric ? Ici Sarah. On a été attaquées sur la place publique. C’est réglé, mais… ils n’étaient pas là pour voler. On dirait qu’on nous surveille.
— Nous aussi, on a été attaqués, répondit Éric, sa voix grave. Un groupe est venu vers Siriano et moi. Mais on a géré. Soyez prudentes, ce n’est pas fini.
— On va faire attention, répondit Sarah. On vous rejoint dans cinq minutes.
Elle raccrocha et se tourna vers Jennifer.
— On dirait que ça chauffe un peu plus qu’on ne le pensait.
— Ouais, répondit Jennifer, rangeant son téléphone. On va devoir rester sur nos gardes.
L’équipe, équipée et prête à en découdre, se dirigea vers Atanbè. Le trajet, qui devait normalement prendre quelques heures, sembla durer une éternité. L’air était lourd, les pensées de chacun flottant autour des récentes attaques, du danger qui semblait se resserrer autour d’eux. Ils ne pouvaient pas se permettre d’échouer, mais ils étaient aussi conscients que chaque erreur pourrait être fatale.
À leur arrivée à Atanbè, l’endroit était étrangement calme. La ville, habituellement bruyante et pleine de vie, semblait comme figée. Les rues étaient désertes, les bâtiments silencieux, et aucune âme ne se trouvait à l’horizon.
— C’est bizarre… commença Jennifer, scrutant les alentours. Ça ne colle pas. Où sont-ils ?
— Peut-être qu’ils ont anticipé notre mouvement, dit Siriano en gardant un œil sur les ruelles sombres. Ou alors, c’est un piège…
— Non, ça va au-delà d’un piège. Si c’était le cas, ils nous auraient déjà attaqués, répondit Éric. Ce silence, c’est… inquiétant.
Ils avancèrent prudemment, traversant les rues vides, observant chaque recoin. Les bâtiments semblaient presque abandonnés. Il n’y avait aucun signe de vie, pas un seul bruit. L’odeur de la poussière et du métal flottait dans l’air.
— C’est une ville fantôme, murmura Sarah. Rien ici ne va dans le sens qu’on avait imaginé.
— Vous avez raison. Ça sent comme un piège, dit Jennifer en baissant le regard, mais l’absence totale de mouvement est encore plus suspecte.
Éric se tourna vers l’équipe, son visage marqué par l'incertitude.
— On ne peut pas risquer de rester ici. C’est trop calme. C’est comme si ils nous attendaient, ou qu’ils avaient déjà disparu. On retourne à Mortigan.
— D’accord, mais on ne laisse pas ça passer, dit Siriano. On reviendra, et on les traquera jusqu’au bout.
Sur ce, l’équipe se retourna et repartit dans la direction opposée, avec un sentiment étrange de frustration et de confusion qui les envahissait. Ils avaient fait un déplacement inutile, mais au moins, ils étaient encore en vie.
Le chemin du retour fut silencieux, chacun des membres du groupe perdu dans ses pensées. La question de ce qu’ils avaient réellement trouvé à Atanbè, et pourquoi l'ennemi semblait se jouer d'eux, planait dans l'air.
Ils arrivèrent finalement à Mortigan, une fois de plus sur leurs gardes, et rentrèrent dans leur quartier général, là où ils pouvaient se retrouver en sécurité.
— Quelque chose cloche, fit Éric, une fois de retour dans le petit appartement. Pourquoi n'y avait-il personne à Atanbè ? Ils n'ont pas disparu, ils nous attendaient là-bas. On a manqué quelque chose.
— On aurait dû les trouver, dit Jennifer. Mais ils sont toujours deux pas en avance, et ça commence vraiment à m'agacer.
— Moi aussi, répondit Siriano, en faisant grincer sa chaise sous lui. Mais ce qui m’inquiète encore plus, c’est qu’ils sont capables de se fondre dans n’importe quel décor… et ça, c’est de plus en plus dangereux.
Le groupe se tut, chacun cogitant sur ce qu’ils avaient observé et ressenti à Atanbè. Ce n’était pas un simple échec. C’était un avertissement. Un message que l’ennemi, quel qu’il soit, savait parfaitement les manipuler.
— On va devoir changer de stratégie, conclut Éric. Parce que si on les laisse encore jouer à ce jeu, on ne les retrouvera jamais.
La nuit était tombée sur Mortigan. Le maire, bien que sur ses gardes depuis les récentes attaques, se sentait quelque peu soulagé par la présence de ses gardes du corps. Il se trouvait dans sa maison, isolée des quartiers populaires, une grande bâtisse bien protégée par des murs épais et des gardes armés postés à chaque coin de la propriété.
Mais ce soir-là, tout ne se passerait pas comme prévu.
Alors qu'il dînait dans son bureau privé, les fenêtres obscurcies par les rideaux lourds, un bruit étrange se fit entendre à l'extérieur. Un silence angoissant s’installa, brisé par des bruits sourds de pas qui se rapprochaient, discrets mais déterminés.
Les gardes, eux, étaient vigilants. Leurs yeux scrutaient l’horizon, cherchant tout signe de menace. Mais ce qu'ils n'avaient pas vu, c'était le groupe de bandits masqués, masqués sous des cagoules sombres, qui se glissaient dans les ombres, juste en dehors de leur champ de vision.
L'attaque fut rapide. Les bandits, bien entraînés, lancèrent une offensive coordonnée. En quelques secondes, les gardes du corps tombèrent au sol, incapables de réagir face à la rapidité de l’assaut. L’un d’eux tenta de se défendre, mais un coup de feu silencieux l'envoya directement au sol, et le reste suivit rapidement.
Le maire, alerte mais toujours calme, se cacha sous son bureau, tout en surveillant la scène à travers un petit espace entre les rideaux. Il savait que si les bandits retrouvaient la clé USB, tout serait perdu. Il entendait leurs voix, leur approche dans la pièce voisine. Ils étaient proches, trop proches.
— Trouvez la clé ! ordonna l’un des bandits, sa voix froide résonnant dans la pièce sombre.
Les bandits fouillèrent la pièce avec frénésie, retournant les papiers, brisant les tiroirs. Ils n'avaient pas le temps de perdre une seconde. La clé USB était leur priorité absolue.
Quelques minutes plus tard, un cri perça l’air. L'un des bandits, un grand homme, leva la clé USB au-dessus de sa tête, un sourire carnassier sur ses lèvres.
— Elle est là ! On l’a enfin ! On se casse avant qu’ils ne reviennent !
Le groupe de bandits se hâta de sortir par la porte arrière, une fois qu’ils eurent récupéré la clé. Un par un, ils s’éclipsèrent dans l’obscurité de la nuit, laissant derrière eux un chaos de corps sans vie et un maire tremblant, pris dans une peur intense.
Il ne pouvait pas croire ce qui venait de se passer. La clé qu'il avait si soigneusement gardée était désormais entre les mains des bandits, et tout était redevenu incertain. Il savait que sans elle, l’avenir de la ville, et peut-être même du pays, serait compromis.
Dans la rue, les bandits s’éloignèrent dans la nuit, leur mission accomplie. Ils étaient invisibles dans l’obscurité, leur but atteint. Mais le maire, encore sous le choc, savait que ce n’était que le début des ennuis.
Il n'avait d’autre choix que de contacter Éric et son équipe. Ils étaient les seuls à pouvoir l’aider à récupérer ce qui avait été perdu.
La nuit était calme à Mortigan, mais pour Siriano, la tranquillité était de courte durée. Son téléphone vibra dans sa poche, un signe qu’un appel important arrivait. Il se hâta de sortir le téléphone, un sentiment de malaise le traversant lorsqu’il aperçut le numéro du maire sur l'écran.
— Siriano ? C’est le maire de Mortigan, annonça une voix tremblante à l'autre bout du fil.
Siriano s’arrêta dans sa marche, un léger froncement de sourcils marqué sur son visage. Il comprit immédiatement que quelque chose de grave venait de se produire.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il, son ton maintenant plus grave.
— Ils ont frappé. Les bandits... Ils ont attaqué ma maison. Ils ont réussi à entrer et ont pris la clé USB. Mes gardes du corps ont été neutralisés, et… ils sont partis avec la clé. J’ai... j’ai échoué.
Le maire semblait dévasté, incapable de contenir la panique dans sa voix. Siriano sentit un frisson glacial courir le long de sa colonne vertébrale.
— Nous arrivons, rétorqua-t-il immédiatement, son esprit se mettant en mode action. Préparez-vous à partir, gardez un œil sur vos arrières. Nous allons récupérer cette clé.
Il raccrocha brutalement, son regard devenu aussi tranchant que l’acier. Il n'y avait plus de temps à perdre.
Il tourna alors vers Éric, qui était en train de parler avec Jennifer et Sarah non loin de là.
— C'est grave, on doit se dépêcher, dit Siriano à Éric, sa voix trahissant la tension.
Éric, qui avait déjà perçu l’urgence dans le ton de Siriano, se précipita vers lui, une expression sombre se dessinant sur son visage.
— Le maire vient de nous appeler. Les bandits ont attaqué sa maison. Ils ont pris la clé USB.
— Et où sont-ils maintenant ? demanda Éric, le regard vif et déterminé.
— Ils ont pris la clé. On doit les retrouver avant qu’il ne soit trop tard, répondit Siriano, déjà en train de rassembler son équipe. Nous allons devoir jouer serré et reprendre ce qu’ils nous ont volé. Le maire est dans un état critique, il a peur que ce soit la fin si on ne réagit pas vite.
— Nous allons les retrouver. Tout de suite. Préparez-vous à partir, dit Éric en jetant un coup d'œil à son équipe.
Le groupe se mit en mouvement, chacun se préparant mentalement à ce qui allait être une nouvelle mission des plus dangereuses. Ils avaient déjà traversé de nombreuses épreuves, mais cette fois-ci, la situation semblait plus périlleuse que jamais. Le vol de la clé USB était bien plus qu'une simple fuite d'information. Cela pourrait signifier la chute d'un gouvernement entier si elle tombait entre de mauvaises mains.
Siriano, qui menait désormais la charge, s'arrêta un instant et donna des ordres rapides et concis.
— Équipe, on divise nos forces. Sarah, Jennifer, vous partez avec Éric, vous fouillez les quartiers alentours. Moi et Shistelle, on ira directement au point d’attaque. On n'a pas une seconde à perdre.
Tous acquiescèrent sans un mot. L'urgence de la situation pesait sur chacun d'eux. Ils savaient qu’en cas d’échec, les conséquences seraient graves. La clé USB, ce petit objet apparemment inoffensif, détenait la possibilité de faire tomber tout un système, de dévoiler des secrets gouvernementaux qui pourraient déstabiliser des pays entiers. Elle ne devait absolument pas tomber entre les mauvaises mains.
La mission reprenait, mais cette fois, le poids du monde reposait sur leurs épaules.
L'équipe se mit en route dans la nuit, la tension palpable entre chacun d'eux. Ils savaient que chaque seconde comptait. La clé USB, qui pourrait potentiellement changer le cours de l’histoire, était entre de mauvaises mains. Et personne ne pouvait prédire jusqu’où irait cette dangereuse chasse.
En approchant de la maison du maire, Éric, Sarah, Jennifer et Siriano se divisèrent en groupes pour couvrir plus de terrain. Les rues étaient désertes, mais l’air lourd laissait présager que l’ennemi n’était jamais loin. Ils se déplaçaient avec prudence, s’assurant que chaque coin, chaque ruelle ne dissimulait pas un rebelle prêt à les attaquer.
— Sarah, tu prends la droite avec Jennifer, dit Éric en jetant un dernier coup d’œil au reste de l’équipe.
— On se retrouve là, fit Sarah, sans hésiter.
Éric et Siriano continuèrent d’avancer, concentrés, alors que Jennifer et Sarah s'éloignaient vers le quartier voisin.
Le vent frais du matin soufflait, mais le silence qui régnait dans la ville de Mortigan était presque irréel. Personne ne savait où se trouvaient les bandits, mais ils étaient sûrs d'une chose : ils devaient agir vite. Une erreur, une hésitation, et tout serait perdu.
Ils arrivèrent enfin à l’endroit désigné, un ancien bâtiment en ruine où les bandits semblaient avoir pris refuge après leur attaque. Il y avait des traces fraîches de pneus et des signes d’un passage récent. Siriano fit signe à l’équipe de se préparer.
— Ce n’est pas le moment d’être imprudents, souffla-t-il. On entre en formation. On fait tout ce qu’il faut pour reprendre cette clé.
Tous se mirent en position, prenant soin de ne faire aucun bruit. Siriano jeta un dernier regard en arrière pour s'assurer que l’équipe était prête. Éric, à ses côtés, était prêt à tout.
À l'intérieur du bâtiment, ils pouvaient entendre des voix, des murmures étouffés. Ils n’étaient pas seuls. L’ennemi était là.
— On y va, dit Éric, la détermination marquée sur son visage.
Ils se ruèrent dans la pièce, avec la rapidité d’un fauve en chasse. Un cri retentit. Les bandits, pris de court, dégainèrent leurs armes, mais la rapidité d’Éric et Siriano les désarma aussitôt. Jennifer et Sarah arrivèrent à l’instant où l’un des bandits tenta de fuir par une fenêtre. Ils l’arrêtèrent sans effort.
Mais la clé USB n’était pas ici.
— Ils ont dû la transférer ailleurs, dit Siriano en frappant du poing contre le mur. Ce n’est pas possible. Ils savaient qu’on allait venir. Ils ont tout prévu.
Éric souffla, épuisé mais déterminé.
— Il faut retrouver leur repaire, rapidement. On va les suivre. Si on ne récupère pas cette clé maintenant, tout est foutu.
L’équipe se remit en marche, prête à tout pour récupérer ce qui leur avait été volé. Ils savaient que le danger n’était jamais loin, et que le moindre faux pas pourrait leur coûter la vie.
Ils se dirigèrent vers les quartiers périphériques, où des informations leur parvinrent : une caravane de rebelles s’était mise en route, se dirigeant vers un camp plus isolé à l’extérieur de la ville. C’était leur chance. Ils allaient les suivre, peu importe où cela les mènerait.
—
L’équipe s’installa discrètement derrière un vieux bâtiment. Leur objectif : infiltrer le camp des rebelles avant qu’ils n’aient le temps de tout effacer. Ils savaient que la clé USB était plus qu’un simple fichier. C’était une bombe à retardement, et s’ils la laissaient entre de mauvaises mains, il n’y aurait plus de retour en arrière.
Les rebelles étaient là, à quelques mètres à peine. Ils avaient une protection solide. Siriano prit une profonde inspiration.
— Cette fois, on ne peut pas se permettre d’échouer, fit-il avec gravité. Tout ce que nous avons fait jusqu’ici, tout ce que nous avons traversé, ça n’aura servi à rien.
Ils se préparèrent pour la confrontation finale. Il ne restait plus qu’une chose à faire : récupérer la clé USB et sortir vivants de cet enfer.
Après plusieurs jours de marche, l’équipe arriva enfin à destination, un camp isolé niché dans une vallée profonde, entourée de montagnes abruptes. Le silence régnait, mais une tension palpable flottait dans l’air. Éric, Siriano, Sarah, Jennifer et les autres membres de l’équipe s’étaient préparés à l’affrontement final. La clé USB était dans ce camp, et ils allaient la récupérer, coûte que coûte.
En approchant du camp, ils mirent en place une stratégie pour infiltrer discrètement le site. Ils se faufilèrent entre les rochers et les arbres, utilisant l’obscurité de la nuit pour se rapprocher. Les rebelles étaient nombreux, mais l’équipe était plus déterminée que jamais.
Ils entamèrent l’assaut avec une rapidité impressionnante, neutralisant les sentinelles et les patrouilles de manière méthodique. Les bruits des échanges de tirs déchiraient le calme de la vallée. Les rebelles, surpris, tentèrent de riposter, mais l’équipe d’Éric était plus organisée, plus précise. En quelques minutes, plusieurs d'entre eux furent à terre, incapables de continuer le combat.
Ils arrivèrent au centre du camp où la clé était censée être gardée. Un groupe de rebelles tentait de la protéger, mais ils furent rapidement mis en déroute par l’équipe. Sarah et Jennifer, main dans la main, mettaient à terre les derniers défenseurs. Éric, de son côté, scrutait les environs à la recherche du chef des rebelles.
Mais alors que l’équipe croyait avoir remporté la bataille, une silhouette se détacha dans l’ombre, un homme en manteau noir. Il tenait fermement la clé USB. Le chef des rebelles.
Éric fit un signe à Siriano. Ils se lancèrent à sa poursuite, mais l’homme s’échappa avec une vitesse étonnante. Malgré tous leurs efforts, ils ne purent l'attraper. Le chef des rebelles, utilisant ses connaissances du terrain, disparut dans les montagnes environnantes, disparaissant presque dans les ténèbres.
— Merde ! Il nous a échappé ! lança Siriano, furieux, frappant du poing contre un rocher.
Ils avaient récupéré la clé, mais avaient perdu leur cible principale, celui qui en savait le plus sur le gouvernement et les plans en cours. L’équipe se tenait là, haletante, encore sous le choc de l’échec inattendu. La mission n’était pas terminée. Ils n’avaient pas la clé, et le chef des rebelles avait disparu.
Il n’y avait plus rien à faire ici. Ils avaient perdu de précieuses heures, mais la route vers Mortigan était encore longue, et le temps pressait. En silence, l’équipe se tourna vers la sortie du camp.
Le chemin du retour était silencieux, l’échec pesant lourdement sur les épaules de chacun. Les regards étaient baissés, pensifs, mais chacun savait que l’histoire n’était pas finie. Le combat pour la clé USB continuerait. Un autre jour.
L’équipe était de retour à Mortigan, le visage marqué par la fatigue et l’échec. Ils entrèrent dans la maison du maire, où une ambiance tendue régnait. Le maire les attendait dans son bureau, son regard empreint d’une inquiétude palpable. Il savait que quelque chose n’allait pas. Les rumeurs de l’attaque de son domicile et de la récupération de la clé par les rebelles étaient maintenant un sujet brûlant dans toute la ville. Le gouvernement était sous pression.
— Alors, qu’en est-il ? demanda le maire en fixant Éric et Siriano. Avez-vous récupéré la clé ?
Éric soupira, se frottant les yeux fatigués.
— Non, répondit-il sèchement. Nous avons trouvé le camp, mais le chef des rebelles nous a échappé avec la clé. Ils ont déplacé la clé vers un autre endroit.
Le maire se leva brusquement de son fauteuil, furieux mais aussi soucieux.
— Alors, il faut la récupérer. Vous devez la retrouver. Tout est en jeu ici. Vous ne pouvez pas laisser ces gens avoir cette clé.
Avant qu’Éric ne puisse répondre, le téléphone du maire sonna, interrompant la conversation. Le maire fronça les sourcils en voyant le numéro inconnu à l’écran.
— C’est étrange, dit-il en décrochant. Qui est à l’autre bout ?
L’équipe se tendit, toute l’attention fixée sur le maire qui écoutait attentivement.
— Oui ?… Je vois… D’accord… Nous allons nous préparer, soyez prêt à tout.
Après avoir raccroché, le maire se tourna vers l’équipe, un air de gravité sur le visage.
— C’était le chef des rebelles, dit-il. Il m’a appelé pour me dire que s’ils ne récupèrent pas ce que vous leur avez pris, il mettra toute la ville en chaos. La clé… il la veut, à tout prix.
Éric et Siriano échangèrent un regard, une tension grandissant en eux. Il n’était plus question de reculer. Ils n'avaient pas le choix. Il fallait récupérer la clé coûte que coûte.
— Préparez-vous, dit Siriano en prenant une grande inspiration. Nous allons reprendre la traque. Cette fois, on ne les laissera pas nous échapper.
Le maire acquiesça, son regard déterminé.
— Allez, mettez-vous en position. Je vais vous fournir des informations supplémentaires et des ressources pour vous aider. Vous aurez tout ce qu’il vous faut pour cette mission. Vous avez l'autorisation d'agir.
L’équipe se leva d’un coup, prête à repartir en mission. Ils se dirigèrent vers le garage où leur équipement et leurs véhicules les attendaient. Une équipe d’élite, déterminée à récupérer ce qui appartenait au gouvernement, et à protéger la ville de Mortigan.
Alors qu'ils s'équipaient, Jennifer s'approcha d’Éric.
— On ne peut pas échouer une nouvelle fois, dit-elle calmement. Cette fois, nous devons nous assurer que ce ne soit pas un échec. Nous avons trop sacrifié pour arriver jusqu’ici.
— Je sais, répondit Éric en ajustant son gilet pare-balles. On va récupérer cette clé et mettre fin à ce chaos.
Le groupe se regroupa, les visages fermés, prêts à tout pour empêcher le chaos de s’emparer de Mortigan. Le chemin qui les attendait serait semé d’embûches, mais ils étaient résolus à accomplir cette mission.
En sortant du garage, Siriano lança un dernier regard vers la ville, un sentiment de détermination dans les yeux.
— On va finir ce qu’on a commencé.
L'équipe prit la route dans une atmosphère chargée de tension. La destination était inconnue, mais l'urgence était palpable. Chaque membre savait que cette mission serait déterminante. Le maire avait promis des renforts, mais l'heure tournait. Ils ne pouvaient se permettre de perdre une seconde de plus.
Après des heures de route, ils arrivèrent aux portes d'une forêt dense. Les lieux semblaient tranquilles à première vue, mais l'expérience d’Éric, Siriano et Jennifer leur permettait de percevoir que quelque chose n’allait pas. Ils se garèrent discrètement et s'équipèrent une nouvelle fois, vérifiant leurs armes et leur matériel.
— On doit procéder avec prudence, dit Éric en observant la forêt. Les rebelles peuvent être partout. Si la clé est ici, ils ne la lâcheront pas facilement.
— Vous avez raison, répondit Siriano en ajustant son fusil. Mais on ne peut pas leur laisser l'avantage plus longtemps. C'est notre dernier avertissement.
L'équipe se déploya en formation, avançant avec précaution à travers la végétation épaisse. Chaque bruit de branche cassée ou vent léger les mettait sur leurs gardes. Mais il n’y avait aucun signe des rebelles.
Ils progressèrent à travers la forêt pendant des heures, s’enfonçant de plus en plus loin. Puis, après ce qui leur sembla une éternité, ils arrivèrent à une clairière où un camp militaire semblait être installé. Des hommes étaient postés autour, veillant scrupuleusement.
— C’est ici, souffla Jennifer. Le camp des rebelles.
Éric observa les lieux. La clé était sûrement ici, et ils devaient être prêts à tout pour la récupérer. L'équipe s'assura de rester discrète, utilisant des stratégies de dissimulation et de diversion pour se rapprocher du camp.
Soudain, une détonation brisa le silence. Un tir avait résonné dans l'air. L’alarme du camp s'enclencha immédiatement. Les rebelles avaient repéré leur présence.
— Merde, ils savent qu'on est là, cria Siriano en se couchant à terre pour se protéger.
Le combat fut intense. Ils avancèrent sous les tirs ennemis, se battant avec rage et détermination. Éric, Siriano, Jennifer et les autres membres de l’équipe réussirent à neutraliser une bonne partie des rebelles, mais la situation devenait de plus en plus tendue. Le chef des rebelles n'était toujours pas en vue.
Enfin, dans un coin du camp, Éric aperçut une silhouette familière, en train de s’échapper avec un sac.
— Là ! Le chef des rebelles ! cria-t-il à Siriano.
Tous se jetèrent en avant, mais il était déjà trop tard. Le chef des rebelles monta dans un véhicule blindé, un dernier regard défiant vers l’équipe avant qu’il ne disparaisse dans la poussière.
— Merde ! Il nous a échappé ! lança Siriano, furieux.
Ils se retrouvèrent au milieu du camp, la clé encore hors de portée.
— Ce n’est pas fini, dit Éric en serrant les poings. On va le retrouver, peu importe ce que ça nous coûte.
L’équipe se regroupa rapidement, rassemblant leurs forces pour repartir en direction de Mortigan. Mais cette fois, ils savaient que la partie était loin d'être gagnée. La clé était encore entre les mains des rebelles, et ils n’avaient pas l’intention de la laisser filer.
La nuit était tombée sur Mortigan quand le téléphone du maire vibra brusquement. Il décrocha sans réfléchir, pensant à un appel logistique ou une alerte de sécurité. Mais une voix grave et froide résonna à l’autre bout du fil, glaçant immédiatement le sang de tous ceux présents dans la pièce.
— Soit vous arrêtez de me poursuivre pour prendre et récupérer votre amie, ou soit vous perdez tout.
Un silence lourd s’installa. Le maire releva lentement la tête vers Éric, Sarah et Siriano. Ils comprirent immédiatement.
— Qui ? demanda Siriano, d'une voix serrée.
Le maire se contenta de montrer l’écran : le numéro était inconnu. Il mit le haut-parleur. Une autre voix, en fond, suppliait faiblement. C’était Jennifer.
— Laissez-la sortir, ordonna Éric en se levant brusquement. Je vous jure que si vous lui faites le moindre mal…
— Vos menaces ne valent rien ici, coupa la voix. Elle est entre mes mains maintenant. Vous voulez la revoir vivante ? Alors cessez de jouer aux héros.
L’appel se coupa net.
Éric frappa violemment la table du poing.
— Comment a-t-il pu la prendre ?! Elle était avec nous il y a quelques heures à peine.
— On a baissé la garde, dit Sarah. Et il a attendu le bon moment.
Siriano serra les dents, le visage tendu.
— Il veut nous faire perdre patience. Il sait que Jennifer compte pour nous. C’est une manœuvre psychologique. Il nous pousse à choisir entre la mission et nos liens.
Le maire se leva à son tour.
— Je vais mobiliser plus de renforts, mais cette fois, vous devez faire attention. On ne peut pas perdre quelqu’un d’autre.
Éric hocha la tête.
— Ce n’est plus seulement une mission. C’est personnel maintenant. On va le retrouver, et on va sauver Jennifer.
L'équipe savait que le temps leur était compté. Le chef des rebelles avait franchi une ligne, et désormais, c’était une course contre la montre pour retrouver leur coéquipière avant qu’il ne soit trop tard.
L’équipe avait suivi chaque piste, interrogé chaque témoin, et croisé les données recueillies par leurs anciens contacts à Mortigan. Après deux jours d’intense traque, ils localisèrent enfin une ancienne usine désaffectée à l’est de la ville, là où les signaux s’étaient croisés. C’était risqué, mais ils n’avaient pas d’autre choix.
En pleine nuit, ils lancèrent l’opération. Trois véhicules foncèrent vers le lieu, phares éteints, tandis que les membres de l’équipe, armés et déterminés, se glissaient dans l’enceinte silencieuse de l’usine.
Sarah repéra la pièce centrale : des gardes armés, un vieux générateur ronflant, et au fond, une silhouette attachée à une chaise.
— C’est elle, souffla-t-elle dans son oreillette.
Siriano donna le signal. Une rafale de tirs précis retentit. Les rebelles, surpris, furent rapidement mis à terre. Sarah se précipita vers Jennifer et coupa ses liens pendant qu'Éric et deux autres couvraient l'entrée.
Jennifer, affaiblie mais consciente, murmura :
— Il n’était pas là… Le chef. Il est déjà parti.
— On s’en doutait, répondit Éric. Il te voulait comme appât.
Ils sortirent rapidement, montant Jennifer dans le véhicule. La mission était une réussite, mais incomplète. De retour à Mortigan, l’équipe avait les visages marqués par l’épuisement.
— On a Jennifer, dit Siriano au maire, mais pas la clé… ni lui.
Le maire acquiesça, visiblement soulagé, mais inquiet.
— Alors ça continue, murmura-t-il. Il joue encore… mais cette fois, vous avez l’avantage : il sait que vous n’abandonnez pas.
Éric se tourna vers le reste de l’équipe.
— Il peut courir autant qu’il veut. Ce n’est qu’une question de temps. La clé, on va la reprendre. Et lui, on va l’arrêter.
L’équipe, après des heures d’analyse de la dernière position des signaux et des images satellites, localisa une base cachée en pleine montagne, au nord-est de Mortigan. Un ancien bunker militaire, renforcé et gardé par une sécurité presque impénétrable.
Ils partirent à l’aube. L’air était froid, la tension pesante. Approcher le bunker fut un défi en soi. Des mines, des détecteurs de mouvement, des sentinelles postées partout. Il fallut user de stratégie, de silence, et de précision.
Lorsque le premier coup de feu éclata, tout devint chaos. Les gardes du chef des rebelles étaient redoutables, mieux entraînés, mieux équipés. Le combat fut rude. Éric se retrouva à terre un moment, esquivant de justesse une rafale. Jennifer neutralisa deux ennemis avec une grenade fumigène. Siriano, d’un tir précis, abattit un sniper embusqué.
Après une lutte acharnée, le silence retomba. Le dernier garde s’effondra. Mais au moment où Sarah s’avançait pour fouiller la salle de contrôle, une détonation retentit.
— Aah ! cria-t-elle, tombant à genoux, la main sur son pied ensanglanté.
Le chef des rebelles, caché dans l’ombre, venait de tirer. Il se dévoila à moitié, un sourire narquois au visage.
— Ce n’est qu’un avant-goût de votre défaite.
Puis, profitant de l'effet de surprise, il s’enfuit par une issue secrète.
— Siriano ! On le suit ! hurla Éric.
— Vas ! Je m’occupe d’elle ! répondit Jennifer, accourant vers Sarah.
Éric et Siriano s’élancèrent à la poursuite du chef des rebelles, dévalant un couloir souterrain en ruines. Chaque pas résonnait comme un compte à rebours. Cette fois, ils ne le laisseraient pas filer.
Le couloir menait à une vaste salle souterraine faiblement éclairée, remplie de caisses, de câbles et d’anciens équipements militaires. Au fond, le chef des rebelles attendait. Il n’avait pas fui. Il les attendait.
Siriano et Éric ralentirent leur course. Ils savaient que l’homme qu’ils affrontaient n’était pas un simple bandit. Il était vif, entraîné… dangereux.
— On va le finir ensemble, dit Siriano.
Mais avant qu’ils ne puissent agir, le chef des rebelles lança une attaque rapide. Un coup de pied en plein torse projeta Siriano au sol, gémissant de douleur. Il tenta de se relever, mais le chef l’écrasa d’un violent coup de botte.
Éric bondit, furieux, et engagea un combat au corps à corps. Le choc des poings résonnait dans toute la pièce. Les deux hommes s’échangeaient des coups puissants, esquivaient, revenaient à la charge. Le chef des rebelles parvint à désarmer Éric un moment, mais ce dernier riposta avec rage, le repoussant contre un mur.
Soudain, une détonation retentit.
Le chef des rebelles s’arrêta, figé. Une tache rouge s’élargissait sur sa poitrine. Il chancela, les yeux écarquillés, avant de s’écrouler lentement.
Éric, haletant, se retourna vivement. À l’entrée de la salle, une silhouette familière tenait un revolver fumant.
— Monsieur le maire !? cria Éric, abasourdi. Vous ici ?
Le maire s’avança lentement, les traits durs mais les yeux remplis de soulagement.
— Je n’allais pas vous laisser faire ça seuls… Il fallait que je termine ce que j’ai commencé.
Siriano, toujours à terre mais conscient, esquissa un faible sourire.
— Vous êtes plus imprévisible qu’on ne le pensait, monsieur le maire...
Le bus roulait à travers les collines qui entouraient Mortigan, lentement, comme s’il respectait le silence lourd de l’après-mission. À l’intérieur, l’ambiance était détendue mais marquée par les récents événements. Les sièges usés grinçaient à chaque virage, mais cela n’empêchait pas les membres de l’équipe de discuter, de rire parfois, malgré la fatigue.
Sarah, le pied bandé, était assise près de la fenêtre. Jennifer était à ses côtés, veillant sur elle avec douceur.
— Tu as bien tenu, Sarah, murmura-t-elle. Même blessée, tu n’as rien lâché.
— C’est dans nos gènes maintenant, répondit Sarah en souriant.
Un peu plus loin, Éric et Siriano discutaient à voix basse, jetant de temps en temps un regard vers l’arrière du bus.
— Tu crois qu’on en a fini avec cette histoire ? demanda Siriano.
— Je ne sais pas… répondit Éric en soupirant. Mais on a récupéré la clé, et on est tous vivants. C’est déjà énorme.
Le maire, assis à l’avant du véhicule, tournait lentement la clé USB entre ses doigts. Il écoutait les conversations sans intervenir, l’air soulagé mais pensif.
— On mérite une vraie pause, déclara Siriano en s’étirant. Une longue.
— Une très longue, ajouta Jennifer en se retournant vers eux.
Un éclat de rire parcourut le bus. Pour la première fois depuis longtemps, ils se sentaient presque normaux. Un groupe de gens unis par le danger… et par une confiance forgée dans le feu.
Le bus s’enfonça dans les bois, direction Mortigan, laissant derrière lui les cris, les balles et les ombres de la mission.
Le bus s’arrêta à l’entrée de Mortigan sous un soleil couchant, baignant la ville dans une lumière dorée. À peine le moteur coupé, les portes s’ouvrirent sur une petite foule rassemblée sur la place principale. Les habitants, informés par le maire, étaient venus saluer ceux qui avaient risqué leur vie pour protéger la ville et récupérer les dossiers classifiés.
Un petit podium avait été dressé à la hâte. Rien de grandiose, mais l’essentiel y était : un micro, quelques drapeaux, une banderole où l’on lisait "Merci à nos héros".
Le maire, droit dans son costume bleu marine, monta sur l’estrade pendant que l’équipe descendait du bus sous les applaudissements. Des enfants leur lançaient des fleurs. Des visages inconnus leur souriaient, d'autres leur faisaient des signes de reconnaissance.
— Mortigan vous doit beaucoup, commença le maire. Ce que vous avez accompli dépasse une simple mission. Vous avez protégé notre ville, affronté le chaos et maintenu la paix, même temporairement. Cette cérémonie n’est pas la fin de vos efforts, mais une reconnaissance légitime. Merci.
Des applaudissements éclatèrent de nouveau. Éric, Siriano, Sarah, Jennifer et les autres échangèrent des regards fatigués mais fiers. Ils montèrent sur le podium pour recevoir chacun une médaille symbolique. Rien d’officiel du gouvernement, juste un geste de Mortigan, une ville reconnaissante.
Une fanfare locale joua quelques notes pendant qu’ils saluaient la foule. Mais au fond d’eux, ils savaient que ce calme n’était peut-être que provisoire.
Un vieil homme dans la foule murmura à son voisin :
— Ce genre de héros… on n’en voit pas souvent. Mais je sens que leur combat n’est pas encore terminé.
La nuit était tombée sur Mortigan, enveloppant la ville d’une atmosphère paisible et tiède. Dans un jardin public peu fréquenté, Éric et Siriano marchaient lentement, leurs pas écrasant le gravier fin. Le bruissement des feuilles, les lampadaires diffusant une lumière douce, et les bancs déserts donnaient l’impression d’un moment enfin tranquille.
— On aurait dit que tout était terminé, dit Siriano en croisant les bras.
— Rien n’est jamais vraiment terminé, répondit Éric. Le calme est toujours le prélude à une nouvelle tempête.
Ils s’arrêtèrent au bord d’une fontaine. L’eau y ruisselait doucement. Siriano sourit un peu, fatigué mais apaisé.
— Tu crois que le maire s’attend à d’autres attaques ? demanda-t-il.
— Il le sait, comme nous tous. Il ne reste jamais longtemps sans remous.
Soudain, un craquement furtif se fit entendre. Puis un autre. Des ombres se glissèrent entre les arbres. Éric leva la tête, les sens en alerte.
— On n’est pas seuls.
Cinq hommes surgirent des buissons, armés de barres de fer, de couteaux. Sans dire un mot, ils se jetèrent sur les deux agents. Éric esquiva le premier coup, contre-attaqua en plaçant un direct dans le ventre d’un rebelle. Siriano repoussa deux autres adversaires d’un mouvement circulaire précis.
Le combat fut bref, mais intense. Les deux agents réussirent à mettre leurs assaillants à terre, essoufflés mais debout. L’un des rebelles gémissait, les autres étaient inconscients ou immobilisés.
Alors, lentement, une voiture noire s’approcha de l’entrée du jardin. Les phares éteints, elle s’immobilisa à quelques mètres d’eux. La portière arrière s’ouvrit.
Un homme vêtu d’un long manteau noir, le visage masqué par un masque blanc et lisse, en descendit sans un mot. Il s’avança de quelques pas dans leur direction, mains dans les poches.
— Waouh... dit-il d’une voix posée mais froide. Des héros. Mortigan vous acclame, vous décore… Et pourtant, ce n’était qu’un échauffement.
Éric et Siriano se figèrent. L’homme continua :
— Un autre combat vous attend. Bien plus grand. Bien plus sombre.
Puis, sans leur laisser le temps de réagir, il fit demi-tour, remonta dans la voiture. Le véhicule démarra aussitôt et disparut dans la nuit, laissant derrière lui un silence pesant.
Siriano serra les dents.
— On dirait que la vraie tempête commence maintenant.
Éric hocha la tête, les yeux rivés sur l’obscurité.
— Et on va devoir l’affronter, comme toujours.
Le lendemain en fin d’après-midi, Sarah et Jennifer se promenaient dans les rues paisibles d’un quartier résidentiel de Mortigan. L’ambiance semblait détendue, presque normale. Les enfants jouaient plus loin, et le vent doux caressait les arbres alignés sur les trottoirs. Les deux femmes, en tenue décontractée, profitaient de cet instant de calme pour discuter.
— Tu crois que ce nouveau message, celui de l’homme masqué, c’est une menace sérieuse ? demanda Sarah.
— Je le sens pas, répondit Jennifer. Tout ça sent l’organisation bien plus grande que ce qu’on a combattu jusque-là.
Elles tournèrent dans une ruelle pour raccourcir leur chemin. À peine engagées, quatre femmes armées de petites matraques et de couteaux surgirent sans prévenir.
— On dirait qu’on n’aura pas le luxe de finir cette discussion, dit Sarah en mettant ses poings en garde.
Jennifer ne répondit pas, concentrée. Les assaillantes les attaquèrent de front, rapides, féroces. Mais Sarah et Jennifer étaient prêtes. L’une esquiva, l’autre riposta. Les coups fusaient. Un cri de douleur, un genou à terre, puis une autre tombée au sol. En quelques minutes, les deux agentes mirent leurs adversaires hors d’état de nuire.
Essoufflées mais indemnes, elles reprenaient leur souffle quand une silhouette apparut au fond de la ruelle.
Une femme, entièrement vêtue de noir. Long manteau de cuir, bottes hautes, gants. Ses cheveux noirs tombaient sur ses épaules, et un sourire narquois étirait ses lèvres peintes de rouge foncé.
— Cooool... souffla-t-elle d’une voix presque moqueuse. Des femmes battantes ! Ça fait plaisir à voir.
Sarah et Jennifer se mirent en garde immédiatement.
— Qui êtes-vous ? demanda Jennifer.
Mais la femme en noir leva simplement la main.
— Vous n’avez encore rien vu. Ce n’était qu’un petit test...
Puis, sans prévenir, elle recula dans l’ombre d’un angle de mur, et en un clin d’œil… elle disparut.
Jennifer s’avança prudemment. Il ne restait aucune trace d’elle. Rien.
— C’était quoi ça ? demanda Sarah.
— Un avertissement, répondit Jennifer. Et un défi.
La nuit était tombée depuis peu sur Mortigan. Les rues périphériques de la ville étaient calmes, à peine éclairées par les lampadaires espacés. À bord d’un 4x4 discret, le maire, M. Dorian Kalemba, roulait lentement aux côtés de sa femme, Clarisse. Il tenait fermement une mallette verrouillée sur ses genoux. À l’intérieur : la précieuse clé USB.
— Tu es sûr que c’était une bonne idée de ne pas prendre une escorte ? demanda Clarisse, le regard inquiet.
— Moins nous attirons l’attention, mieux c’est. Ce n’est qu’un court détour avant de la transférer dans le coffre sécurisé, répondit-il.
Mais à cet instant précis, une camionnette surgit brutalement de l’ombre pour leur barrer la route. Avant qu’ils ne puissent réagir, plusieurs hommes cagoulés surgirent, brisant les vitres à coups de crosse. L’un d’eux arracha la portière, pointant une arme sur le maire.
— Donne la mallette ! Maintenant !
— Non ! rugit Kalemba, tentant de résister.
Un coup à la tête l’assomma. Clarisse cria et tenta de se débattre, mais un autre homme la frappa violemment au bras. Les assaillants s’enfuirent avec la mallette, laissant derrière eux le couple inconscient.
Quelques minutes plus tard, dans l’obscurité, Kalemba ouvrit les yeux, étourdi. Il tourna la tête vers sa femme.
— Clarisse... Clarisse ?!
Elle gémit, blessée mais vivante.
Il sortit immédiatement son téléphone avec des mains tremblantes et appela Siriano.
— Siriano... Ils m’ont eu... Ils ont pris la clé... Clarisse est blessée...
Silence de l’autre côté, puis la voix grave de Siriano :
— Tenez bon, Monsieur le Maire. On arrive tout de suite.
Dans une salle d’opérations aménagée à Mortigan, Siriano, le visage grave, referma son téléphone et se leva brusquement.
— Réunion immédiate. On a un problème.
Quelques minutes plus tard, Eric, Sarah (le pied encore légèrement bandé), Jennifer et deux autres membres de l'équipe entraient dans la salle, alertés par l’urgence dans la voix de Siriano.
— Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda Eric en s’asseyant.
Siriano, debout devant une carte de la région accrochée au mur, planta son doigt sur un point à la périphérie de la ville.
— Le maire s’est fait attaquer. Ils lui ont pris la clé. Sa femme est blessée, mais vivante. L’attaque était précise, rapide, et très bien organisée.
Un silence pesant tomba dans la pièce.
— C’est pas fini, dit Jennifer en serrant les poings. Ces gars savent ce qu’ils font.
— On doit les retrouver, maintenant, ajouta Sarah.
Siriano hocha la tête. Il plaça un autre marqueur sur la carte.
— Voici les zones où le signal GPS de la mallette a été capté brièvement avant d’être brouillé. On pense que le transfert a été fait dans un rayon de cinq kilomètres autour de cette zone industrielle abandonnée à l’Est.
Eric prit la parole :
— On va devoir y aller en deux équipes. Une pour infiltration, l’autre en couverture. On scanne tout. Cette fois, pas d’erreur.
— Et on prend de l’équipement lourd, ajouta Siriano. Ils savent qu’on vient. Ils vont nous attendre.
Tous hochèrent la tête. L’atmosphère était tendue, mais l’engagement était total.
— C’est retour aux actions, murmura Jennifer avec détermination.
L’équipe se rendit rapidement à la zone industrielle. La nuit était tombée, et la ville autour semblait plongée dans une silence étrange, comme si la menace planait au-dessus d’eux. Siriano, Eric, Sarah, Jennifer et les autres membres de l’équipe avançaient prudemment, leurs pas étouffés par le sol poussiéreux de l’ancienne usine.
Les lampes tactiques illuminaient les alentours, mais aucun signe des rebelles. Les bâtiments délabrés, autrefois le cœur battant de la production, étaient désormais des carcasses métalliques vides, propices à un piège. Siriano donna des ordres à voix basse.
— Vérifiez chaque coin, chaque ombre. On ne se précipite pas. Soyez prêts à tout.
L’équipe se dispersa, avançant méthodiquement, fouillant les structures en ruine. À chaque coin de rue, derrière chaque mur de briques, un sentiment de pression montait. La clé était là quelque part, mais aucune trace d’elle. Aucun bruit suspect, aucun mouvement rapide.
— C’est trop calme, dit Jennifer en scrutant les alentours avec son fusil d’assaut en main.
— C’est ce qui m’inquiète, répondit Eric en balayant du regard la zone. Trop facile.
Ils arrivèrent près d’un entrepôt massif, à moitié effondré. Les portes en métal étaient grandes ouvertes, comme si quelqu’un les avait laissées volontairement accessibles.
— Ici, dit Siriano, avançons prudemment.
Ils pénétrèrent à l’intérieur. L’endroit était aussi vide que les autres, juste des cartons abandonnés et des débris éparpillés. Aucun signe des rebelles. Rien. L’endroit semblait avoir été fouillé et vidé récemment.
— On perd notre temps, grogna Sarah. Où est-ce qu’ils ont bien pu aller avec cette clé ?
Jennifer scruta l’horizon, la frustration se lisant sur son visage.
— Peut-être qu’ils ont déjà déménagé. Ou qu’ils se préparent à une contre-attaque.
Juste au moment où ils se tournaient pour repartir, une alarme silencieuse se déclencha, signalant un mouvement détecté sur les caméras de surveillance laissées dans la zone.
— Merde… On est pas seuls, souffla Siriano. Préparez-vous à une sortie rapide.
Ils se mirent en position, chacun scrutant les alentours. Un bruit de moteurs les fit sursauter. Quelqu'un était en train de s’échapper avec la clé.
— Ils l’ont déplacée ! cria Eric. Vite !
Sans plus de cérémonie, l’équipe fonça vers la sortie du complexe, leur seul objectif désormais de traquer ceux qui avaient pris la clé, à tout prix.
L’équipe se précipita hors de l’entrepôt et se lança dans les rues sombres, suivant la direction des moteurs qu’ils avaient entendus. Ils se faufilèrent entre les ruelles, le bruit des moteurs devenant de plus en plus distinct. Finalement, ils arrivèrent devant un grand bâtiment, un ancien théâtre transformé en salle de cérémonie. La façade imposante, éclairée par des projecteurs, dissimulait l'agitation à l’intérieur.
— C’est ici, murmura Siriano en ajustant son arme. Préparez-vous.
Ils s’approchèrent discrètement des grandes portes en bois qui s’ouvraient sur la salle. À l’intérieur, une cérémonie étrange se tenait. Des bandits en tenues élégantes se tenaient autour d’une table, tandis que le chef des rebelles, vêtu d’un costume sombre, tenait la clé USB dans sa main.
— La clé… murmurait Sarah, ses yeux fixés sur l'objet convoité.
Mais avant qu’ils ne puissent faire un mouvement, le chef des rebelles leva la main, et un groupe de gardes armés se déploya autour de lui. Il les avait attendus, il savait qu'ils viendraient.
— Alors, vous voilà. Vous avez pris votre temps, mais il est trop tard, ricana le chef des rebelles. Cette clé n'est plus à vous.
Un silence lourd s’installa alors que les deux camps se mesuraient. Les membres de l’équipe se placèrent en formation, prêts à attaquer. Mais le chef des rebelles n’avait pas l’intention de se rendre facilement. Il fit un signe, et les gardes s’élancèrent vers l’équipe.
La bataille qui suivit fut violente et intense. Eric et Siriano attaquaient sans relâche, tandis que Sarah et Jennifer se tenaient prêtes à couvrir les arrières. Les coups pleuvaient, les armes claquaient, et le bruit des corps frappant le sol résonnait dans la salle.
Le chef des rebelles, avec son charisme et sa maîtrise des combats, ne cessait d’attaquer l’équipe avec une violence inouïe. Chaque membre de l’équipe était mis à l’épreuve. Mais malgré tout, ils résistaient.
— Ne lâchez rien ! cria Siriano, frappant un garde d’un coup sec. La clé est notre, on ne la laissera pas partir !
Après plusieurs minutes de lutte, où chacun donnait le meilleur de lui-même, l'équipe réussit finalement à prendre l’avantage. Le chef des rebelles, épuisé et blessé, recula, cherchant une issue. Mais il se retrouva coincé. Eric, déterminé, s’élança vers lui, et d'un coup précis, le désarma.
— C’est fini, dit Eric d’une voix ferme, le regard planté dans celui du chef des rebelles.
Avec un dernier effort, il arracha la clé des mains du leader déchu. Le reste des rebelles, voyant leur chef vaincu, se rendirent immédiatement. La clé USB était de nouveau en possession de l’équipe.
— On l’a… souffla Sarah, son regard se posant sur l’objet précieux.
Mais le combat n’était pas encore terminé. Les gardes restants, bien qu’isolés, se redressaient, prêts à tout pour sauver leur chef et récupérer la clé.
Jennifer fit un signe à l’équipe.
— Sortez de là ! C’est maintenant ou jamais !
Ils se précipitèrent hors de la salle, esquivant les derniers attaquants et se dirigeant vers la sortie. Une fois dehors, Siriano verrouilla la porte derrière eux, empêchant toute tentative de poursuite. Leur mission était accomplie, mais le combat était loin d’être terminé. Ils avaient récupéré la clé, mais à quel prix ?
En se regroupant, l’équipe se lança dans un dernier regard vers le théâtre, respirant profondément, épuisée mais victorieuse.
— On y est presque, dit Eric en serrant la clé dans sa main. Maintenant, il ne reste plus qu'à la remettre à ceux qui l’attendent.
L’équipe se remit en marche, prête à retourner à Mortigan. Mais une question demeurait : qui tirerait profit de cette clé, et quels dangers l’attendaient encore ?
L’équipe arriva à Mortigan, épuisée mais soulagée d’avoir enfin récupéré la clé USB. La ville semblait en fête. Des lumières colorées illuminaient les rues, des musiques festives résonnaient dans l’air, et des rires éclataient de toutes parts. Le maire avait organisé une grande célébration en l’honneur de la mission réussie, bien que la clé n’ait pas encore été remise officiellement.
Ils arrivèrent à l’entrée de la grande place de la ville, où des dizaines de citoyens s’étaient rassemblés pour célébrer. Des tables étaient dressées, des mets délicieux étaient servis, et des danseurs exécutaient des chorégraphies traditionnelles au centre de la place.
— Eh bien, c’est une fête en grande pompe, dit Siriano, observant la scène avec un léger sourire. Le maire ne fait pas les choses à moitié.
Eric, Sarah, Jennifer et le reste de l’équipe s’avancèrent au milieu de la foule, mais ils n’étaient pas là pour se divertir. Leur mission était presque terminée, et la clé USB était entre leurs mains. Cependant, l’équipe savait que des menaces rôdaient encore, même en cette journée de joie.
Le maire, debout sur une petite estrade, sourit à l’arrivée de l’équipe. Il leur fit signe de s’approcher.
— Mes chers héros, dit-il d’une voix forte, un verre à la main, vous avez accompli ce que beaucoup pensaient impossible. Mortigan vous remercie pour votre bravoure et votre détermination. Ce soir, vous êtes nos invités d’honneur.
Les applaudissements éclatèrent autour d’eux alors que l’équipe montait sur l’estrade pour rejoindre le maire. Siriano prit la parole pour remercier la ville.
— Ce n’est pas terminé, dit-il avec sérieux, mais nous avons fait un grand pas en avant. Cette clé… nous devons l’utiliser correctement, ou tout cela n’aura servi à rien.
Le maire acquiesça, puis fit un signe à ses gardes pour qu’ils lui apportent une boîte de sécurité dans laquelle la clé serait conservée pour la nuit.
— Nous vous devons la clé, mais sachez que des ennemis se cachent dans l'ombre, ajouta le maire en baissant légèrement la voix. Il n’est pas question de relâcher la vigilance. Ce n’est que temporaire. Mais pour ce soir, nous célébrons.
L’équipe échangea un regard discret. Ils savaient que la fête était un moment pour souffler, mais leur mission n’était pas terminée. Le chef des rebelles et d’autres factions les traquaient encore. Ils se devaient d’être prêts à tout.
Alors que la fête battait son plein, Eric s’éloigna du groupe, observant la foule animée. Les enfants dansaient, les adultes discutaient et riaient, mais au fond de lui, il savait que ce n’était qu’une trêve. Ils n’étaient pas encore en sécurité.
— Ne t’inquiète pas, Eric, dit une voix familière derrière lui. Ce soir, on oublie tout ça, même si ce n’est que pour quelques heures.
C’était Sarah. Elle s’était approchée discrètement.
— Tu as raison. Profiter du moment, murmura-t-il en se tournant vers elle. Mais demain, tout recommence.
Sarah lui sourit et hocha la tête. Ils se dirigèrent alors vers les autres membres de l’équipe. La fête continuait, mais dans leurs esprits, la guerre était loin d’être terminée.
Le matin se leva sur Mortigan, clair et frais. Après une nuit agitée de célébrations, où l'ombre de la menace n’avait cessé de planer, l'équipe et le maire se réunirent au matin pour préparer le voyage vers la capitale, où ils allaient enfin remettre la clé USB au président.
Le maire, habillé d'un costume formel, était déjà sur pied tôt. Il savait que la tâche qui les attendait n'était pas encore accomplie, et la remise de la clé marquait la fin d'une étape. L’équipe, également prête à partir, se retrouvait avec un mélange d'excitation et d'inquiétude. La capitale semblait loin, mais le chemin vers le président serait semé d’embûches. Les rebelles, dont l'équipe avait senti la présence tout au long de leur mission, n’étaient jamais loin.
Ils montèrent dans des véhicules blindés, bien escortés, et prirent la route. Le trajet vers la capitale de Mortigan, située à quelques heures de là, serait long et semé d’embûches. La vigilance était de mise.
Dans le véhicule, Siriano, Eric, Sarah, Jennifer, et le maire étaient silencieux, chacun plongé dans ses pensées.
— Le président doit savoir ce que nous avons traversé pour cette clé, dit le maire après un long silence. Il faut qu'il soit prêt à nous écouter et à prendre les bonnes décisions.
Eric hocha la tête.
— Mais il faut aussi qu'il soit prêt à agir, répondit-il. Cette clé peut changer beaucoup de choses, mais elle peut aussi devenir un poison si elle tombe entre de mauvaises mains.
Sarah regarda par la fenêtre. Le paysage défilait lentement, des champs verdoyants s’étendant à perte de vue, mais au fond de son esprit, elle savait que la tranquillité de la route pouvait à tout moment être brisée. Les rebelles étaient là, cachés, attendant leur moment pour frapper.
Après plusieurs heures de trajet, ils arrivèrent enfin à la capitale. La ville était animée, mais l’air semblait plus tendu que d’habitude. La menace qui pesait sur Mortigan était désormais bien plus proche.
Ils se dirigèrent vers le palais présidentiel, une grande bâtisse en pierre, imposante, située au centre-ville. Les gardes les firent entrer immédiatement, ne posant aucune question. Le président attendait, comme prévu, dans une grande salle à l'intérieur du palais.
Le maire s’avança vers lui, suivi de l’équipe. Le président, un homme grand et au regard sévère, se leva dès leur entrée.
— Bienvenue, dit-il d’une voix grave. Vous avez fait un long voyage. J'espère que cette clé peut enfin nous aider à résoudre ce que nous avons tous si longtemps craint.
Le maire posa la clé USB sur la table devant lui. L’équipe laissa le président l’observer pendant un moment, mais personne ne brisa le silence.
— Vous êtes certains que tout est en sécurité ? demanda le président après un instant.
Le maire acquiesça.
— Nous avons payé le prix fort, mais nous avons récupéré la clé. La situation est sous contrôle, mais il reste encore des ennemis à affronter. Nous ne pouvons pas baisser la garde.
Le président sembla peser ses mots, puis se tourna vers Siriano, Eric et les autres.
— Votre mission n’est pas terminée, mais ce que vous avez accompli aujourd’hui est monumental. La clé contient des informations cruciales, et nous devons prendre les mesures nécessaires pour qu’elles ne tombent pas entre de mauvaises mains. Nous allons renforcer la sécurité.
Eric se permit une remarque.
— Ce n’est pas qu’une question de sécurité, monsieur le président. Il faut aussi que nous soyons prêts à agir. Des forces extérieures sont déjà en mouvement.
Le président fixa Eric, puis hocha la tête.
— Vous avez raison. Nous agirons vite. Mais aujourd'hui, je veux d'abord que vous vous reposiez. Ce que vous avez accompli mérite une reconnaissance. Vous avez plus que mérité une trêve.
Siriano, toujours vigilant, se permit de répondre avec un léger sourire.
— La trêve est peut-être courte, mais nous n'avons pas le luxe de la prolonger. Les rebelles ne nous laisseront pas de répit.
Le président soupira, se levant de son fauteuil.
— Vous avez ma parole, le pays va se préparer. La guerre n’est pas terminée, mais ensemble, nous pouvons la gagner.
Le maire se tourna vers l’équipe.
— C’est tout ce que nous pouvons espérer pour l’instant. Mais maintenant, il est temps de faire face à la réalité. Ce qui se passe dans l’ombre doit sortir à la lumière.
L’équipe se tenait prête, chaque membre restant concentré sur ce qui était à venir. Même si la clé était désormais en de bonnes mains, il restait encore bien des batailles à mener. Et ils étaient prêts à les affronter.
Le président, après avoir écouté les dernières paroles de l’équipe, se leva, prêt à remettre la clé à sa secrétaire, une femme discrète mais toujours présente dans les coulisses du gouvernement. Il lui fit signe de s’approcher, et elle se dirigea vers lui, toute souriante. Elle s’inclina respectueusement avant de tendre la main.
— Voici la clé, dit le président d’un ton solennel. Nous devons être sûrs que tout soit géré avec la plus grande sécurité.
La secrétaire sourit légèrement, sans répondre. Elle prit la clé d’une main, ses yeux croisant ceux du président. Avant de partir, elle se tourna brièvement vers l’équipe, comme si elle voulait marquer un moment de respect pour leur travail.
Mais dès qu'elle franchit la porte, une tension invisible sembla s’installer dans la pièce. Les membres de l’équipe, qui étaient restés silencieux, échangèrent des regards inquiets.
En quelques minutes, la secrétaire sortit, mais quelque chose semblait étrange. Le président, qui l’avait observée partir, fronça les sourcils. Il tourna la tête vers son bureau, où il remarqua que le dispositif de sécurité pour la clé n'était plus actif.
Une alarme silencieuse se déclencha dans la pièce.
— C'est... impossible, murmura-t-il pour lui-même.
Dans un geste vif, il se leva de son siège, attrapa le téléphone et appela immédiatement le maire.
— Monsieur le maire, nous avons un grave problème. La secrétaire a pris la clé et a disparu avec elle. C'est un sabotage.
Le maire, qui avait déjà entendu des rumeurs de corruption dans les rangs du gouvernement, se tendit. Il savait que cette situation ne pouvait pas être laissée sans réponse.
— Quoi ?! Vous êtes sûr ? Comment cela a-t-il pu se produire sous vos yeux ?
Le président, dans un état de panique, essaya de garder son calme.
— Je n'en sais rien. Elle a pris la clé et... elle a disparu. Cela devait être une trahison de l'intérieur. Vous devez agir rapidement. Nous avons déjà assez de problèmes à gérer.
Le maire hocha la tête, puis raccrocha brusquement. Il n’avait pas de temps à perdre. Il composa immédiatement le numéro de Siriano.
Quelques instants plus tard, Siriano reçut l’appel. En voyant le nom du maire s'afficher, il comprit que quelque chose de grave était en train de se produire.
— Siriano, il faut que vous veniez immédiatement au palais présidentiel. La secrétaire a disparu avec la clé USB, et je suis sûr que cette trahison était planifiée. Elle travaille avec d’autres criminels. Le président est sous pression et nous devons résoudre cette situation avant qu'elle ne dégénère.
Siriano serra les poings, son esprit tournant à toute vitesse. Il avait eu des doutes sur cette secrétaire depuis le début. Son calme, son sourire, tout avait été trop parfait pour être vrai.
— On part tout de suite, répondit-il fermement. Je vais réunir l’équipe.
Quelques minutes plus tard, l’équipe se retrouvait dans une voiture blindée, prête à retourner au palais présidentiel. Le voyage était rapide, mais leur esprit n’était pas vraiment sur la route. Ils savaient que le temps leur était compté.
Arrivés sur place, ils pénétrèrent à nouveau dans le bâtiment. Le président était là, visiblement frustré et abattu.
— Elle m’a échappé, dit-il, accablé. Et maintenant, la clé est entre les mains de criminels bien plus dangereux que nous l'avions imaginé.
Siriano, Eric, Sarah et les autres étaient prêts. Il n’y avait plus de place pour les hésitations. Ils avaient déjà affronté trop de dangers, et une trahison en plus n’allait pas les arrêter.
— Nous allons la retrouver, monsieur le président, répondit Siriano. Nous avons une mission à accomplir, et cela commence par récupérer cette clé.
Le président les regarda, conscient que l’équipe avait déjà montré qu’elle était capable de faire face à toutes sortes de menaces.
— Soyez prudents, dit-il. Nous ne savons pas jusqu’où cela pourrait aller.
Une nouvelle mission venait de commencer. Les rebelles, les criminels, la trahison à l’intérieur du gouvernement… tout s’entrelassait dans un dédale complexe. Mais une chose était sûre : l’équipe de Siriano était prête à plonger dans la bataille, coûte que coûte.
L’équipe se préparait à pénétrer dans la zone où la clé USB était supposée être cachée. Le plan était simple : récupérer la clé et intercepter la secrétaire avant qu'elle ne puisse passer à l'action. Mais chacun savait que cette mission ne serait pas facile. La zone était fortement gardée, et l'intensité de la situation ne laissait place à aucune erreur.
Ils arrivèrent devant un bâtiment abandonné, caché à l'ombre de l’ancienne usine. L’endroit semblait désert, mais Siriano savait que c’était là que la secrétaire avait été repérée. Le reste de l’équipe se mit en position, prêts à entrer.
— On y va, chuchota Siriano.
Ils pénétrèrent dans le bâtiment avec précaution. La lumière tamisée n'offrait que peu de visibilité, mais cela leur permettait d'avancer discrètement. Le bruit de leurs pas se mêlait à celui du vent soufflant à l'extérieur. Tout était calme… trop calme.
Alors qu'ils se faufilaient dans les couloirs sombres, ils entendirent des voix. La secrétaire était là, entourée de plusieurs criminels armés, discutant de la manière dont ils allaient utiliser la clé pour manipuler le système gouvernemental. L’équipe se positionna à proximité, attendant le signal de Siriano.
— À trois, murmura-t-il. Un… deux… trois !
L’attaque fut rapide et violente. L’équipe surgit de leurs cachettes et se lança dans le combat. Les criminels n’avaient pas anticipé une telle attaque. En quelques instants, plusieurs d'entre eux étaient à terre. Mais la secrétaire, agile et déterminée, tenta de s’enfuir, serrant la clé dans ses mains.
— Elle file ! cria Eric.
Sans perdre de temps, Siriano se lança à sa poursuite, suivit de près par Eric et Jennifer. Mais à ce moment-là, un des criminels, armé d'un fusil, tira en direction de Jennifer. La balle la frôla, mais la douleur était intense. Elle s’effondra au sol, se tenant le bras, tandis que le reste de l’équipe s’arrêta un instant pour vérifier son état.
— Jennifer ! cria Sarah, se précipitant vers elle.
Eric et Siriano n’hésitèrent pas une seconde et continuèrent leur course pour rattraper la secrétaire. Ils la virent finalement s’engouffrer dans un véhicule qui démarra à toute vitesse. Cependant, avant qu’elle ne puisse s'échapper, plusieurs policiers en renfort arrivèrent et encerclèrent le véhicule.
— Elle est à nous ! cria un policier en s'approchant, avant de maîtriser la secrétaire et de la mettre sous arrestation.
Siriano et Eric se rapprochèrent d’eux, essoufflés mais victorieux.
— On a le secrétaire et on a la clé, dit Eric d’un ton grave. Mais Jennifer est blessée.
Jennifer, bien que blessée, avait réussi à se relever. Sarah l’aida à marcher, mais la douleur était évidente sur son visage.
— Ce n'est rien, répondit Jennifer en serrant les dents. Ce n’est pas la première fois qu’on me tire dessus. Je vais m'en sortir.
Les policiers, après avoir pris la secrétaire en charge, les remercièrent pour leur intervention et leur promirent qu’ils se chargeraient de la suite de l’affaire. L’équipe, épuisée mais soulagée, savait que leur mission était presque terminée. La clé était de retour entre de bonnes mains, mais ils savaient aussi qu’ils avaient payé un prix élevé pour cette victoire.
Le silence régna un instant avant qu'Eric ne brise l'atmosphère tendue.
— On rentre à Mortigan ? demanda-t-il, les yeux fixés sur la secrétaire, qui était désormais menottée.
Siriano acquiesça.
— Oui, on rentre à Mortigan. Mais cette fois-ci, on doit rester sur nos gardes. Ce n’est pas encore fini.
L’équipe se remit en mouvement, Jennifer, bien qu'encore blessée, marchant avec l'aide de Sarah. Ils avaient accompli leur mission, mais de nouveaux défis les attendaient.
Le matin était arrivé et avec lui, la fin de cette période de répit pour l’équipe. Le soleil se levait doucement sur Mortigan, éclairant les rues calmes et paisibles. Eric et Sarah se tenaient devant la porte de leur résidence, prêts à partir. À leurs côtés se tenaient leurs enfants, impatients de reprendre la route. Ce départ marquait un tournant, un moment où ils devaient quitter l’agitation de Mortigan pour retrouver un peu de calme ailleurs.
L’équipe était réunie devant la maison, prête à leur dire au revoir. Siriano, Jennifer, et les autres membres observaient, chacun conscient que ce n'était qu'un au revoir temporaire. Leurs regards étaient empreints de reconnaissance et d'amitié.
— On se reverra, hein ? dit Siriano en souriant. Ce n’est qu’un au revoir, comme toujours.
Eric sourit et lui tapota l’épaule.
— Bien sûr, tu sais bien que rien n’arrête cette équipe, répondit-il.
Sarah s’approcha de Jennifer, qui l’attira dans une étreinte rapide, bien que l’atmosphère était teintée de mélancolie.
— Sois prudente, Sarah, et n’oublie pas de nous envoyer des nouvelles. On sait que tu reviendras, mais ça ne fait jamais de mal de rester en contact, dit Jennifer avec un sourire sincère.
— Ne t’inquiète pas, répondit Sarah en souriant. On se reverra très bientôt. Merci pour tout.
Les enfants étaient déjà installés dans le véhicule, attendant avec excitation de commencer leur voyage. Eric tourna son regard vers l’équipe une dernière fois avant de monter dans la voiture.
— Vous savez où nous trouver si jamais l’histoire se complique, ajouta Eric, avec un clin d’œil.
Ils montèrent dans la voiture et fermèrent les portes. Le moteur ronronna, et avant qu’ils ne prennent la route, Sarah se tourna une dernière fois vers l’équipe.
— À bientôt, tout le monde, dit-elle, sa voix douce mais pleine de conviction.
Le véhicule démarra, et lentement, il prit la route vers Toreno. Les membres de l’équipe restèrent là, regardant leur départ avec un sentiment partagé de fierté et de gratitude. C'était un départ vers l’inconnu, un moment de répit avant que la vie ne leur réserve de nouvelles épreuves.
Alors qu’ils disparaissaient au loin, Siriano tourna la tête et murmura :
— Ce n'est qu'un chapitre de plus dans cette histoire... et je sais que ce ne sera pas le dernier.
L’équipe se dispersa ensuite, chacun retournant à ses affaires, mais tous sachant que quoi qu’il se passe, leur histoire était loin d’être terminée.
Eric et Sarah étaient installés à la table de leur petit appartement à Toreno, entourés de leurs deux enfants. Le soleil commençait à se coucher, et la pièce baignait dans une lumière douce et chaleureuse. Les enfants, curieux, posaient mille questions à leurs parents.
— Papa, pourquoi on a quitté Toreno ? demanda le garçon, en regardant son père avec de grands yeux pleins de curiosité.
Eric échangea un regard avec Sarah. Ils savaient que le moment était venu de tout leur dire, même si cela n’avait pas été facile.
— Eh bien, on a dû quitter Toreno parce qu’il y avait des gens qui nous cherchaient, expliqua Eric, en prenant une inspiration avant de continuer. On a dû partir pour vous protéger, pour que vous soyez en sécurité.
Le garçon, visiblement excité par cette révélation, sauta sur sa chaise, ses yeux brillant de curiosité.
— C'était comme dans les films d'action, papa ? s'exclama-t-il avec enthousiasme.
Eric se pencha en avant, un sourire en coin.
— Oui, mais sache que ce n'est pas ce que tu vois dans les films, dit-il, le regard complice. Dans la vraie vie, tout ça, c'est beaucoup plus dangereux.
Sarah sourit, en écoutant leur conversation avec un léger soupir.
— Et puis, ce n'est pas toujours aussi excitant, ajouta-t-elle en riant doucement. C'est très dangereux.
Le garçon rit, un éclat de rire innocent qui réchauffa le cœur de ses parents. La petite fille, plus calme, les observait attentivement, comme si elle essayait de comprendre toute l'ampleur de ce dont ils parlaient. Mais le moment était léger, et l’ambiance familiale chassait tout danger du passé.
Puis Sarah se leva, souriant à Eric et aux enfants.
— Bon, le repas est prêt ! Allez, venez à table, dit-elle avec un ton enjoué.
Ils se levèrent tous, se dirigeant vers la table, et la famille se retrouva autour d'un repas simple mais agréable. L'odeur du dîner flottait dans l'air, une promesse de calme et de réconfort. Le monde extérieur semblait loin, et pour la première fois depuis longtemps, la paix semblait être leur compagne.
L'histoire se terminait sur une note de sérénité, un retour à la famille, loin des combats et des périls. Le passé, bien que toujours présent, n'avait plus de prise sur eux. La route devant eux était ouverte, mais pour l'instant, ils pouvaient savourer ce moment de bonheur simple.
EMSTORIE Book 01
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