L'intouchable

L'intouchable

Chapitre 1 : La légende d’Agbon

La nuit tombait sur Agbon, et ses rues étroites baignaient dans une lumière orange des lampadaires vacillants. Dans ce quartier où les bandits régnaient en maîtres, chacun savait qu’il valait mieux rester chez soi après le coucher du soleil.

Mais ce soir-là, quelque chose allait changer.

Tchaki marchait tranquillement, un sac léger sur le dos, ses yeux noirs scrutant chaque ombre. Les rumeurs circulaient dans la ville : un homme, capable de frapper sans jamais être touché, parcourait Agbon. Les bandits l’appelaient “l’intouchable”, et pour certains, ce n’était plus un mythe.

Soudain, trois silhouettes surgirent devant lui. L’un brandissait un couteau, l’autre une batte de baseball, le troisième un simple bâton. Ils croyaient intimider Tchaki. Ils allaient vite comprendre leur erreur.

Sans hésiter, Tchaki esquiva le premier coup, se glissa derrière le second et donna un coup sec qui le fit tomber. Le troisième tenta de frapper, mais Tchaki le bloqua et le projeta au sol d’un geste précis.

En quelques secondes, les trois bandits étaient à terre, haletants, impuissants. Tchaki ne montra ni colère, ni pitié. Il reprit sa marche, comme si de rien n’était, laissant derrière lui des hommes qui n’avaient jamais cru aux légendes.

Agbon venait de découvrir que certaines légendes ne sont pas faites pour rester des histoires…
 

Chapitre 2 : Un nom qui fait peur

Le lendemain matin, Agbon s’était réveillée avec une rumeur qui courait de bouche à oreille. Dans les marchés, les bars, les coins sombres des quartiers chauds, on parlait tous du même homme.

— C’est lui… l’intouchable, disait-on à voix basse.
— Personne n’a réussi à le toucher.

Tchaki, lui, avançait comme un homme ordinaire. Il portait une casquette basse, un t-shirt simple, et marchait sans attirer l’attention. Il savait que la nuit précédente ne passerait pas inaperçue. À Agbon, les bandits ont des yeux partout.

En fin d’après-midi, alors qu’il traversait le quartier de Kpata, un jeune homme l’arrêta.

— Hé… c’est toi, non ?
— Moi qui ? répondit Tchaki calmement.
— Celui qui a mis trois gars de la bande des Chacals à terre hier soir.

Tchaki fixa le jeune homme quelques secondes. Il n’était pas armé. Juste inquiet.

— Fais attention, dit le jeune. Les Chacals ne pardonnent jamais. Leur chef s’appelle Maro. Et maintenant, il te cherche.

Tchaki hocha la tête.

— Qu’ils viennent, dit-il simplement.

Le jeune resta figé. Il n’avait jamais vu quelqu’un parler avec autant de calme face au danger.

La nuit tomba rapidement sur Agbon. Et comme prévu, les bandits ne tardèrent pas. Cette fois, ils étaient plus nombreux. Huit hommes. Armés. Organisés.

Ils encerclèrent Tchaki dans une rue sans issue.

— C’est lui ! cria l’un d’eux.
— Maro veut ta tête !

Tchaki posa son sac au sol. Il leva les yeux, observa leurs positions, leurs gestes. Aucun stress. Aucun doute.

Quand le premier attaqua, les autres comprirent trop tard.

Les coups pleuvaient, mais aucun ne l’atteignait. Tchaki esquivait, frappait, disparaissait d’un côté pour réapparaître de l’autre. Un par un, les hommes tombaient.

En moins de deux minutes, la rue était silencieuse.

Tchaki remit son sac sur l’épaule et repartit.

Dans l’ombre, quelqu’un observait la scène. Un homme plus dangereux que les autres. Un homme qui souriait.

— Intéressant… murmura Maro.
— L’intouchable vient d’entrer dans mon jeu.

 

Chapitre 3 : Ce que Tchaki cache

Tchaki n’avait jamais aimé parler de lui. À Agbon, personne ne savait vraiment d’où il venait, ni pourquoi il se battait aussi bien. Mais cette nuit-là, après les affrontements, ses pensées le ramenèrent loin en arrière.

Il était assis seul sur le toit d’un immeuble abandonné, observant la ville endormie. Ses poings portaient encore les marques des combats, mais son corps n’avait pas été touché. Jamais.

Des souvenirs lui revinrent.

Des entraînements durs.
Des chutes.
Des hommes plus forts que lui à l’époque.

Il se souvenait de Maître Kindo, l’homme qui lui avait appris à ne jamais encaisser un coup inutile.
— Si tu es touché, c’est que tu as fait une erreur, répétait-il.
— Un vrai combattant gagne sans se faire atteindre.

Tchaki serra les dents. Cet homme lui avait tout appris… puis avait disparu.

Le lendemain, en milieu de journée, Tchaki se rendit dans une vieille salle de sport d’Agbon. Peu de gens y entraient encore. C’était là qu’il s’entraînait, loin des regards.

Alors qu’il frappait un sac usé, une voix se fit entendre derrière lui.

— Tu combats comme quelqu’un qui ne veut jamais mourir.

Tchaki se retourna aussitôt, prêt à frapper. L’homme leva les mains.

— Du calme. Je m’appelle Soma. Journaliste… enfin, ancien journaliste.

— Tu me suis, dit Tchaki froidement.

— Toute la ville te suit, répondit Soma. Les bandits ont peur. La police commence à s’inquiéter. Et Maro… lui, il prépare quelque chose de gros.

Tchaki s’approcha.

— Pourquoi tu me dis tout ça ?

Soma avala sa salive.

— Parce que Agbon a besoin de toi.
— Et parce que Maro ne s’arrêtera pas tant que tu respireras.

Un silence lourd s’installa.

Tchaki reprit ses gants.

— Alors il va falloir que je termine ce que j’ai commencé.

Dans l’ombre de la salle, Soma comprit une chose :
l’intouchable n’était pas juste un homme qui savait se battre.
C’était une tempête qui approchait.

Chapitre 4 : Le piège de Maro

Maro n’était pas un bandit comme les autres. Il ne frappait jamais dans la précipitation. Assis dans son bureau sombre, il écoutait les rapports de ses hommes avec un calme inquiétant.

— Huit hommes au sol… encore, dit l’un.
— Aucun ne l’a touché, ajouta un autre.

Maro sourit.

— Alors on va arrêter de l’attaquer comme un homme ordinaire.

Il se leva lentement.

— Appelez les Silencieux.
— Et préparez les uniformes.

La nuit suivante, Agbon était étrangement calme. Trop calme.

Tchaki marchait dans le quartier industriel quand une voiture banalisée s’arrêta brusquement devant lui. Trois hommes descendirent. Ils portaient des uniformes de policiers.

— Contrôle de routine, dit l’un d’eux.

Tchaki observa chaque détail. Les chaussures trop propres. Les regards nerveux. Les mains déjà proches des armes.

— Vos badges, demanda-t-il.

Le premier homme hésita. Une fraction de seconde de trop.

Tchaki recula d’un pas.

À cet instant, des tirs éclatèrent depuis les toits. Des balles sifflèrent autour de lui. Les Silencieux venaient d’entrer en action.

Tchaki se jeta au sol, roula derrière une carcasse de voiture et se releva aussitôt. Il bondit, esquiva, frappa. Un faux policier s’effondra, la mâchoire brisée. Le second tenta de tirer à bout portant.

Tchaki frôla la balle.

Pour la première fois, il sentit le danger passer tout près.

— Intéressant…, murmura-t-il.

Les tirs cessèrent soudain. Les assassins avaient disparu aussi vite qu’ils étaient venus. La rue était vide. Trop vide.

Sur un mur, un message était écrit à la peinture rouge :

“Personne n’est intouchable.”

Tchaki fixa ces mots quelques secondes.

Il comprit alors que Maro ne voulait plus seulement le tuer.
Il voulait le faire douter.

Dans l’ombre, sur un toit voisin, Maro observait la scène à travers des jumelles.

— Maintenant, dit-il calmement,
— la chasse commence vraiment.

Chapitre 5 : Plus de fuite

La nuit était épaisse sur la grande voie d’Agbon. Peu de circulation. Trop peu.
Tchaki avançait calmement quand trois véhicules bloquèrent brusquement la route devant lui. Un autre se plaça derrière. Encerclement parfait.

Des hommes descendirent. Uniformes de police. Armes visibles.

— Descends du véhicule ! cria l’un d’eux.

Tchaki resta immobile. Ses yeux analysaient tout. Les positions. Les distances. Les mains tremblantes.
Ce n’étaient pas des policiers.

Il ouvrit lentement la portière.

— À genoux ! ordonna un autre.

À cet instant précis, Tchaki comprit une chose :
ce piège n’était pas fait pour l’arrêter.
Il était fait pour l’exécuter.

Alors il ne discuta pas.

D’un geste rapide, il sortit son arme.

Les faux policiers n’eurent pas le temps de réagir.

Un tir.
Puis un second.
Puis un troisième.

Les balles frappèrent avec précision. Nettes. Décisives. Les hommes tombèrent les uns après les autres, surpris, dépassés. Certains tentèrent de riposter, mais Tchaki bougeait déjà, changeait d’angle, disparaissait dans l’ombre avant de réapparaître.

En moins d’une minute, la voie était silencieuse.

Des corps au sol.
Des gyrophares éteints.
Une embuscade réduite à néant.

Tchaki reprit son souffle. Il regarda autour de lui, puis abaissa son arme.

— Tu voulais une guerre, Maro…, murmura-t-il.
— Tu l’as.

Au loin, des sirènes retentissaient. Cette fois, des vraies.

Tchaki savait ce que cela signifiait :
à partir de maintenant, il ne serait plus seulement un fantôme pour les bandits.

Il serait un ennemi public.

Et pourtant, alors qu’il s’éloignait dans la nuit, une certitude l’habitait :
Maro venait de commettre sa plus grosse erreur.

Chapitre 6 : Le regard des vrais policiers

Les sirènes se rapprochaient rapidement.
Cette fois, Tchaki ne fuyait pas.

Deux véhicules de police officielle arrivèrent sur les lieux et s’arrêtèrent brusquement. Des agents descendirent, armes pointées, visages tendus. Les corps au sol, les voitures bloquant la voie… tout indiquait un carnage.

— Ne bougez plus ! cria un officier.

Tchaki leva lentement les mains. Il était calme. Aucun signe de panique.

— Posez votre arme, ordonna un autre policier.

Tchaki obéit sans discuter. Il posa son arme au sol, puis regarda l’officier droit dans les yeux.

— Ce ne sont pas des policiers, dit-il simplement.
— Ce sont des faux.

Un silence s’installa.

Le chef de l’équipe s’approcha, observa les corps, les uniformes. Il se pencha, fouilla une poche, puis se redressa.

— Faux badge, murmura-t-il.
— Numéros inexistants.

Un autre agent inspecta une arme.

— Armes non enregistrées. Pas de matricule.

Les policiers échangèrent des regards. Ils comprenaient. À Agbon, ce genre de piège n’était pas nouveau. Mais jamais à cette échelle.

— Pourquoi vous étiez armé ? demanda l’officier principal.

— Parce qu’ils voulaient me tuer, répondit Tchaki sans hausser la voix.

Le policier le fixa longuement. Il vit quelque chose dans son regard. Pas un criminel. Pas un fou. Un homme en guerre.

Après quelques secondes, il fit un signe à ses hommes.

— Récupérez les preuves.
— Nettoyez la zone.

Puis il se tourna vers Tchaki.

— Vous pouvez partir.

— Vous êtes sûr ? demanda un jeune agent, surpris.

Le chef hocha la tête.

— Ces hommes n’étaient pas des policiers.
— Et cette nuit, il n’y a qu’une chose que je n’ai pas vue…

Il marqua une pause.

— Un innocent.

Tchaki récupéra calmement son arme, la rangea, puis s’éloigna sans un mot.

Alors qu’il disparaissait dans l’obscurité, l’un des policiers murmura :

— C’est donc lui…
— L’intouchable.

Dans un lieu sûr, Maro reçut l’information quelques minutes plus tard.
Son sourire disparut lentement.

— Même la police le laisse partir…, dit-il froidement.
— Très bien.

Il se leva.

— Alors je vais m’en occuper moi-même.


 

Chapitre 7 : La peur avant les coups

La maison de Tchaki était calme. Trop calme.
Il était allongé sur son lit, les yeux fermés, respirant lentement. À l’extérieur, Agbon dormait, ou faisait semblant.

Puis quelque chose changea.

Un bruit presque imperceptible.
Un pas mal assuré.
Une respiration retenue.

Tchaki ouvrit les yeux.

Il sentit la présence avant même de l’entendre clairement. Des hommes. Beaucoup d’hommes. Ils étaient devant son portail.

Il se redressa sans bruit, saisit son arme et se plaça près de la fenêtre. Il observa. Des silhouettes armées, nerveuses, prêtes à forcer l’entrée.

Maro avait envoyé du monde. Trop de monde.

Tchaki inspira profondément.

Il visa.

Un tir sec éclata dans la nuit.

La balle frappa le cadenas du portail qui vola en éclats. Les bandits sursautèrent, pris de panique.

— Il est réveillé ! cria l’un d’eux.

Avant qu’ils ne puissent réagir, un second tir retentit. Puis un troisième. Les balles frôlaient leurs têtes, frappaient le sol, les murs, les véhicules. Aucun n’était touché.

Mais tous comprirent le message.

— Il nous voit !
— Il est là !

La peur s’installa instantanément. Certains reculèrent. D’autres lâchèrent leurs armes. Un homme tomba à genoux, tremblant.

Tchaki sortit lentement de la maison. Il s’avança vers eux, arme pointée, regard froid.

— Partez, dit-il calmement.
— Ou la prochaine balle ne ratera pas.

Personne ne bougea.

Il tira une dernière fois. La balle éclata un phare de voiture, plongeant la rue dans l’obscurité totale.

Ce fut suffisant.

Les bandits fuirent dans tous les sens, laissant derrière eux armes, sacs et peur. En moins d’une minute, la rue était vide.

Tchaki resta immobile quelques secondes, puis abaissa son arme. Il savait que cette nuit-là, quelque chose venait de changer.

Chez Maro, l’information arriva vite.

— Ils ont tous fui…, dit un homme, la voix tremblante.
— Aucun n’a osé l’affronter.

Maro serra les poings.

— Ce n’est plus un homme, murmura-t-il.
— C’est une menace.

À Agbon, une nouvelle rumeur venait de naître :
l’intouchable n’attaquait pas toujours.
Parfois, il suffisait qu’il vise.

Chapitre 8 : Aucune hésitation

Le restaurant était presque vide. Une lumière douce, quelques clients fatigués, des voix basses.
Tchaki mangeait calmement. Il savait qu’Agbon ne lui laisserait aucun répit, même dans les lieux publics.

Il termina son repas, posa l’argent sur la table et se leva.

À peine avait-il franchi la porte que tout bascula.

Une silhouette surgit de l’ombre et se jeta sur lui.

Tchaki réagit instantanément.

Il esquiva le premier mouvement, frappa violemment l’homme au torse, le déséquilibra. Le bandit tenta de reprendre l’avantage, arme en main.

C’était une erreur.

En une fraction de seconde, Tchaki le neutralisa. Le combat fut bref. Décisif. Il porta un coup précis, puis utilisa l’arme de son adversaire sans hésiter.

Le bandit s’effondra au sol, immobile.

Les passants crièrent. Certains reculèrent. D’autres s’enfuirent.

Tchaki resta quelques secondes debout, respirant lentement. Il regarda autour de lui. Personne n’osa s’approcher.

— Ils ne comprendront jamais…, murmura-t-il.
— Tant qu’ils continueront à m’attaquer.

Au loin, une voiture démarra en trombe. Quelqu’un avait vu. Quelqu’un allait prévenir Maro.

Tchaki s’éloigna calmement, disparaissant dans la nuit.

Cette fois, le message était clair :
ce n’était plus seulement de la défense.
C’était une réponse définitive.

Et à Agbon, même les plus fous commencèrent à réfléchir avant de prononcer un seul nom :

Tchaki.
 

Chapitre 10 : L’ombre qui voit tout

Le camp de Maro était en alerte maximale. Des hommes armés partout. Des véhicules prêts à partir. La tension était palpable.

Maro marchait de long en large, le visage fermé.

— Ça suffit, lança-t-il d’une voix dure.
— Tous contre Tchaki.
— Je le veux traqué. Jour et nuit.
— Qu’il n’ait plus aucun refuge à Agbon.

Ses hommes acquiescèrent, certains avec assurance, d’autres avec hésitation. La peur s’était déjà installée.

Sans que personne ne s’en rende compte, quelque chose changea.

Un bruit métallique au fond du camp.
Un cri étouffé.
Puis le silence.

Un homme disparut. Puis un autre.

Les gardes commencèrent à s’agiter.

— Hé… vous avez vu Koro ?
— Il était là il y a une minute…

Une lumière s’éteignit. Puis une autre. Des armes tombèrent au sol. Des silhouettes se mirent à fuir sans comprendre ce qui se passait.

Tchaki était là.

Invisible. Rapide. Précis.

Il n’attaquait pas frontalement. Il apparaissait, frappait juste ce qu’il fallait, puis disparaissait avant qu’on puisse le voir clairement. Les hommes paniquaient, certains se cachaient, d’autres abandonnaient leurs postes.

En quelques minutes, le camp pourtant surarmé était paralysé par la peur.

Maro, dans son bureau, sentit quelque chose d’anormal. Il sortit, observa autour de lui. Trop de silence.

Sur la table devant lui, un papier qu’il n’avait pas posé là.

Il le prit. Lut.

« Je suis intouchable parce que j’anticipe tous tes mouvements. »

Les mains de Maro tremblèrent légèrement. Il leva les yeux, scruta l’obscurité.

— Montre-toi…, murmura-t-il.

Mais il n’y avait personne.

Tchaki était déjà parti.

Derrière lui, un camp humilié.
Devant lui, un homme qui comprenait enfin une vérité terrible :

il ne combattait pas un simple adversaire,
mais quelqu’un qui pensait toujours un pas en avance.

À Agbon, cette nuit-là, une certitude s’imposa :
Maro avait déclaré la guerre…
et il était en train de la perdre.

Chapitre 11 : La folie du nombre

Maro avait perdu le sommeil.
Chaque ombre lui semblait hostile. Chaque silence, suspect.

Dans une vaste cour isolée aux abords d’Agbon, des hommes affluaient de partout. Des motos. Des camions. Des groupes venus d’autres villes. Des anciens soldats. Des bandits connus. Des jeunes attirés par l’argent et la promesse de pouvoir.

Ils étaient nombreux.
Très nombreux.

Plus de cinq cents hommes.

Maro monta sur une estrade improvisée. Son regard parcourut la foule compacte, armée, bruyante. Il leva la main. Le silence se fit peu à peu.

— Vous connaissez tous son nom, dit-il d’une voix forte.
— Tchaki.

Des murmures parcoururent la foule.

— Un seul homme nous humilie.
— Un seul homme fait trembler Agbon.
— Un seul homme bloque nos affaires.

Il marqua une pause.

— Ce soir, ça s’arrête.
— Peu importe s’il esquive. Peu importe s’il anticipe.
— Aucun homme ne peut survivre face à cinq cents.

Des cris d’approbation éclatèrent. Des poings se levèrent. L’assurance revenait… en apparence.

Mais pendant ce temps, loin de là, Tchaki observait.

Il était assis sur le toit d’un immeuble élevé, regardant les lumières du rassemblement au loin. Il avait déjà l’information. Le nombre. Les positions. Les routes.

Il ferma les yeux un instant.

— Cinq cents…, murmura-t-il.
— Il n’a toujours pas compris.

Tchaki ne voyait pas une armée.
Il voyait des erreurs.
Des angles morts.
Des hommes qui ne savaient pas pourquoi ils se battaient.

Il se leva lentement.

À Agbon, cette nuit-là, deux vérités s’opposaient :

Maro croyait que le nombre ferait la différence.
Tchaki savait que l’anticipation n’a pas besoin de foule.

La ville retenait son souffle.

Car quand cinq cents hommes marchent contre un seul…
ce n’est plus une chasse.

C’est une preuve.


 

Chapitre 12 : L’ombre qui décime

La nuit était noire et épaisse sur Agbon.
Cinq cents hommes avançaient en formation serrée, armés, sûrs d’eux, prêts à écraser celui qu’ils croyaient un simple homme.

Mais un homme les attendait.

Tchaki sortit de l’ombre, silencieux comme le vent.
Il observait les mouvements. Chaque pas. Chaque respiration. Chaque erreur.

Puis il frappa.

Rapide. Précis. Mortel.
Il surgissait, frappait, disparaissait. Les hommes tombaient les uns après les autres, incapables de comprendre comment un seul pouvait neutraliser tant d’hommes.

En quelques minutes, trois cents hommes étaient à terre. La peur s’installa parmi les survivants. Les cris, les armes abandonnées, les fuyards… tout montrait l’efficacité implacable de Tchaki.

Dans le camp de Maro, les informations arrivaient en temps réel.

— Chef… il a éliminé trois cents hommes…, dit un messager, tremblant.
— Trois cents ?! s’exclama Maro.

Il se leva brusquement, la colère et l’inquiétude mêlées.

— Repliez le reste ! ordonna-t-il.
— Retirez vos hommes immédiatement !
— Aucun ne reste ici ce soir !

Les radios s’allumèrent, les ordres furent transmis.
La panique gagna les derniers survivants. Beaucoup fuirent, certains furent rattrapés par leurs propres camarades dans la confusion.

Tchaki, lui, resta dans l’ombre quelques instants.
Puis, silencieux, il disparut dans la nuit, laissant derrière lui une armée défaite, un camp humilié, et Maro furieux mais impuissant.

Cette nuit, Agbon comprit une vérité qui allait se répandre dans toute la ville :

personne, même cinq cents hommes, ne peut arrêter l’intouchable.

Chapitre 13 : La voix de la ville

Agbon n’était plus la même.
Depuis la défaite de cinq cents hommes de Maro, un vent de changement soufflait dans les rues. Les habitants parlaient en chuchotant, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce que tout le quartier résonne d’un même nom : Tchaki.

Dans les marchés, les boutiques, les ruelles sombres :
— C’est lui qui nous protège maintenant.
— Personne ne peut l’atteindre.
— Tchaki est intouchable.

Partout, des habitants commençaient à surveiller les actions des bandits, à dénoncer leurs plans, à alerter ceux qui pouvaient se défendre. Certains même, armés de courage plus que d’armes, commencèrent à se dresser contre les hommes de Maro.

Tchaki, lui, ne cherchait pas la reconnaissance.
Mais il voyait la force que la population pouvait représenter. Chaque jour, il anticipait moins seulement les mouvements des bandits… il voyait la ville entière comme un allié.

Dans une ruelle étroite, un groupe de jeunes hommes l’aperçut.
— Tchaki !
— On est avec toi !

Tchaki hocha la tête.
Il sourit à peine, conscient de l’importance de ce soutien. Mais pour Maro, ce tournant allait être fatal.

Désormais, Agbon ne tremblait plus uniquement devant les hommes de Maro.
Elle commençait à se lever.

Et dans les ombres, Maro apprenait cette nouvelle.
— Ils prennent parti… dit-il, furieux.
— Cette guerre devient personnelle.

Tchaki savait qu’avec la ville derrière lui, les prochains mouvements de Maro seraient risqués.
Mais il savait aussi que le combat n’était pas terminé.

L’intouchable n’était pas seulement un homme.
Il était devenu un symbole, et la ville était prête à se battre à ses côtés.


 

Chapitre 14 : L’ombre et le courage

La nuit tombait sur la grande route d’Agbon.
Tchaki marchait seul, calme, le regard droit devant lui.
Il ne se doutait pas qu’une rencontre allait bientôt mettre sa légende à l’épreuve.

Cinquante silhouettes apparurent soudain devant lui. Des hommes armés, impatients et sûrs de leur force.

Sans hésitation, Tchaki frappa.
Rapide, précis, implacable. Vingt hommes tombèrent en quelques secondes, incapables de comprendre comment un seul homme pouvait les neutraliser ainsi.

Mais les trente autres ne reculèrent pas. Ils attaquèrent avec rage, armes levées, criant à la vengeance.

Alors que la tension atteignait son paroxysme, des voix s’élevèrent derrière Tchaki.
Une dizaine de jeunes apparurent, armés, déterminés. Ils se mirent devant lui, formant un mur humain.

— Vous tentez de faire quoique ce soit…, cria l’un d’eux,
— On ouvre le feu !

Les trente bandits restants se précipitèrent. Les jeunes ne tremblèrent pas. Les tirs claquèrent. En quelques instants, tous les attaquants furent neutralisés.

Tchaki resta calme. Il observa les jeunes, admiratif de leur courage.

— Merci pour la défense, dit-il simplement.

— Ne t’en fais pas, bro, répondit l’un d’eux avec un sourire.
— On sait que tu n’as rien fait pour mériter toutes ces attaques.
— Tu restes intouchable.

Tchaki hocha la tête, conscient que ce soir-là, il ne portait pas seulement la force d’un homme.
Il portait la confiance et le courage de toute une génération.

Agbon commençait à comprendre une vérité incontournable :
Tchaki n’était pas seul.
Et personne, même armé et en masse, ne pouvait l’arrêter.

 

Chapitre 15 : L’argent et la trahison

Maro avait compris que la peur seule ne suffisait plus.
Il fallait passer à l’étape suivante : corrompre ceux qui avaient le pouvoir et l’organisation pour attraper Tchaki.

Dans une vaste salle du quartier industriel, des militaires et mercenaires de toutes parts s’étaient rassemblés. Les regards étaient durs, les visages fermés. Maro se tenait devant eux, calme, autoritaire.

— Écoutez-moi bien, dit-il,
— Je veux que vous me rameniez Tchaki vivant.
— Peu importe la manière. Peu importe le prix.

Un soldat, visiblement gêné, leva la main.

— Chef… Tchaki n’a rien fait pour mériter tout ça…

Un autre soldat l’interrompit, tranchant :

— Ta gueule !
— Tu as pris l’argent, oui ou non ?
— Alors on accomplit la mission.

Le premier soldat baissa la tête, silencieux.
— Dans ce cas, dit-il d’une voix basse, je vous remets la somme et je me retire.

Il tourna les talons et commença à s’éloigner, conscient du danger qui l’entourait.

À ce moment précis, une détonation retentit derrière lui.
Une balle l’atteignit. Il s’effondra, surpris, impuissant.

Maro, à quelques pas de là, esquissa un sourire froid.

— Bon boulot, mec, dit-il calmement à l’homme qui venait de tirer.

Le reste des militaires et mercenaires se regarda, choqué mais silencieux.
Le message était clair : Maro paye, mais trahit.
Et personne ne sort vivant de son camp si ce n’est par son choix.

Dans l’ombre, Maro savait que Tchaki allait sentir ce mouvement.
Et il se délectait déjà de l’affrontement à venir.


 

Chapitre 16 : L’information et la stratégie

Tchaki était assis sur le toit d’un immeuble, observant Agbon s’étendre sous la nuit.
Ses yeux perçaient l’obscurité, scrutant les mouvements inhabituels dans les rues et les ruelles.

Puis, une rumeur lui parvint : des militaires corrompus, rassemblés par Maro, avançaient en masse. Des mercenaires de toutes sortes étaient prêts à agir, tous payés pour le capturer vivant.

Tchaki se leva calmement, analysant la situation.
Cinq cents hommes, armés, entraînés, financés par la corruption. Mais il ne voyait pas seulement une armée.
Il voyait des failles, des désaccords, des trahisons, des erreurs à exploiter.

— Ils croient que l’argent achète tout…, murmura-t-il.
— Mais personne ne peut anticiper comme moi.

Il descendit dans les ruelles, discret, silencieux, notant chaque véhicule, chaque regroupement, chaque garde.
Les habitants, désormais alliés silencieux, observaient et rapportaient tout.

Tchaki réfléchit :

Attaquer frontalement serait suicidaire.

Il devait diviser, isoler, semer la panique avant même que Maro ne comprenne ce qui se passait.

Et surtout, protéger les innocents et ses alliés, car Maro ne reculait devant rien.

Il posa les yeux sur la ville qui dormait à moitié.
— Ce soir…, murmura-t-il,
— Agbon va voir ce que signifie être réellement intouchable.

Dans l’ombre, les hommes de Maro avançaient, confiants.
Mais Tchaki, déjà prêt, avait anticipé chacun de leurs pas.

La partie finale approchait.
Et pour la première fois, Maro allait se rendre compte que l’argent et le nombre ne suffisent pas à vaincre l’intouchable.

Chapitre 17 : La leçon de l’intouchable

La rue principale d’Agbon était silencieuse, trop silencieuse.
Cinquante hommes, armés et confiants, avançaient, croyant piéger Tchaki. Mais il les avait conduits là, exactement là où il voulait.

Un à un, dans un ballet précis, les hommes tombèrent sous ses coups, sa stratégie et sa maîtrise de la peur. Aucun ne comprit comment un seul homme pouvait neutraliser autant d’hommes. La confusion et la panique prenaient le dessus, et ceux qui tentaient de fuir se heurtaient aux habitants alertés, prêts à les retenir ou à signaler leurs positions.

Au même moment, loin dans son repaire, Maro observait tout depuis ses écrans. Les images, les vidéos, la rue en feu de panique… tout se déroulait sous ses yeux.

Il sentit la rage monter.

Puis, un message apparut, simple et clair :

« Je t’ai déjà montré combien de fois je suis intouchable. Même spirituellement, tu ne pourras rien contre moi. »

Maro serra les poings, la colère et l’humiliation se mélangeant. Il savait qu’il ne pouvait rien faire, ici, maintenant.
Il tourna les yeux vers la carte de la ville, l’observa encore quelques secondes, puis prit une décision :

— Si je ne peux le battre ici… je vais ailleurs, murmura-t-il.

Il quitta Agbon dans un véhicule discret, disparaissant vers la forêt dense aux alentours.
Là-bas, il allait recruter de nouvelles forces, plus puissantes, plus nombreuses, et prêtes à tout pour enfin vaincre l’intouchable.

Mais à Agbon, la ville entière savait désormais une vérité qui allait rester gravée dans les mémoires :

Tchaki n’était pas seulement invincible… il était inatteignable.


 

Chapitre 18 : La forêt des ombres

La forêt dense s’étendait sur des kilomètres. Les arbres formaient un toit impénétrable, et les rayons de lune peinaient à percer l’obscurité.
Maro marchait entre les troncs, accompagné de quelques fidèles. Son regard était froid, calculateur.

— Ici, dit-il enfin, nous allons préparer quelque chose que Tchaki n’a jamais vu.
— Cette fois, il ne s’agira pas seulement de nombre ou d’argent.

Des hommes de toutes sortes affluaient : mercenaires, anciens soldats, bandits de villes lointaines, et même des individus réputés pour leur cruauté. Tous attirés par la promesse de pouvoir ou d’argent.

— Vous m’écoutez bien ! cria Maro, sa voix résonnant entre les arbres.
— Je veux que Tchaki soit ramené vivant… mais je veux qu’il souffre !
— Peu importe combien d’entre vous tombent… vous devez accomplir la mission !

Certains se regardèrent, inquiets. La forêt n’était pas un terrain facile. Mais l’argent et la peur de Maro faisaient leur effet.

— Je vais vous former, dit-il en s’arrêtant.
— Chaque technique. Chaque embuscade. Chaque piège.
— Et quand nous aurons terminé, Tchaki comprendra enfin que personne n’est intouchable.

Les hommes acclamèrent, certains avec enthousiasme, d’autres avec méfiance.
Maro sourit en silence. Dans cette forêt, il allait bâtir une armée qu’Agbon n’avait jamais vue.
Et il comptait bien que l’intouchable paie pour chaque humiliation, pour chaque défaite.

Mais dans l’ombre, Tchaki observait toujours.
Même si Maro disparaissait dans les bois, il savait que cette menace n’était pas la fin.
Il sourit légèrement, prêt à anticiper chaque mouvement, chaque piège.

Agbon n’était pas encore libérée… mais la ville savait déjà qu’un homme était prêt à tout pour la protéger : Tchaki, l’intouchable.

Chapitre 19 : L’invitation dans l’ombre

Agbon était calme ce matin-là, presque irréelle.
Tchaki marchait dans une ruelle, observant les habitants vaquer à leurs occupations. Les bandits de Maro n’osaient plus montrer le moindre signe de vie dans la ville. La légende de l’intouchable s’était répandue comme un feu silencieux.

Son téléphone vibra. Il s’arrêta, curieux.
Un message simple, direct.

« Si tu es vraiment intouchable et inatteignable… viens dans la forêt de Kakassoyi. »
— Maro

Tchaki observa le message quelques secondes.
Un sourire naquit sur ses lèvres, à peine perceptible. Il plia le téléphone et le rangea.

— Toujours aussi arrogant…, murmura-t-il.
— Mais il vient de m’indiquer exactement où je dois frapper.

Il savait que ce n’était pas une invitation anodine.
Maro voulait le provoquer, le tester, peut-être même le piéger. Mais Tchaki, comme toujours, était un pas en avant.

Il leva les yeux vers le ciel, pensif.
— Très bien, Maro… nous allons voir si ton arrogance sera ta chute.

Dans l’ombre, la forêt de Kakassoyi attendait.
Les arbres semblaient respirer, les sentiers se perdaient dans l’obscurité.
Et quelque part au cœur de cette forêt, Maro préparait sa nouvelle armée, sûr de lui, certain que cette fois, il pourrait enfin arrêter l’intouchable.

Mais Tchaki savait une chose :

Même au cœur de la forêt, il restait maître de chaque mouvement, maître de chaque angle.

Chapitre 19 : Le piège de Kakassoyi

La forêt de Kakassoyi était sombre et silencieuse. Les arbres formaient un mur épais, et le vent faisait craquer les branches comme des avertissements.
Tchaki avançait calmement, le regard dur, l’esprit déjà prêt au combat.

Un jeune surgit brusquement de derrière les arbres.

— Tchaki, c’est ici. Maro a préparé un plan pour finir avec toi.

Tchaki ne s’arrêta pas.

— Je sais, répondit-il simplement.

Le jeune regarda autour de lui, nerveux.

— Ils seront bientôt là.

À peine eut-il fini sa phrase que des coups de feu retentirent.
Des balles sifflèrent dans l’air. Les bandits sortaient de partout.

— Cours ! cria le jeune.

Tchaki et lui se mirent à courir entre les arbres, évitant les tirs. Les hommes de Maro les poursuivaient sans relâche, hurlant et tirant à l’aveugle.

Tout en courant, Tchaki sortit cinq grenades. Son geste était rapide, précis.
Il les lança une à une derrière lui.

Quelques secondes plus tard, la forêt fut secouée par de violentes explosions.
La terre trembla. Des cris retentirent. Des corps furent projetés au sol.

Une partie des hommes de Maro tomba lourdement, blessée ou sans vie.
La poursuite ralentit.

Tchaki continua d’avancer sans se retourner.

— Ce n’est que le début, murmura-t-il.

Dans l’ombre de la forêt, Maro venait de comprendre une chose :
Kakassoyi ne serait pas la tombe de Tchaki… mais peut-être celle de ses hommes.

Chapitre 20 : L’ultime confrontation

La forêt de Kakassoyi résonnait encore des explosions précédentes.
Maro se tenait au milieu de ses hommes, les yeux brillants de colère et de défi. Il parlait, donnant ses derniers ordres, motivant ses troupes.

— Aujourd’hui, on arrête Tchaki une bonne fois pour toutes ! — cria-t-il, la voix résonnant entre les arbres.

Mais avant qu’il ne termine sa phrase, un sifflement retentit.
Un tir. Puis un autre.
Et encore un.

Tchaki était là, surgissant de l’ombre.
Rapide, précis, implacable. Ses balles frappaient ses hommes un par un. Les cris et les coups de feu se mêlaient à la panique. En quelques instants, les hommes de Maro furent neutralisés.

La forêt se fit silencieuse.
Il ne restait plus que Maro et Tchaki, seuls au milieu des arbres.

Tchaki s’avança calmement.

— Si jusque-là tu n’arrives pas à comprendre le sens du mot “intouchable”…, murmura-t-il,
— tu ne le comprendras plus jamais.

Maro sortit son pistolet, tremblant mais déterminé.
— C’est fini, Tchaki ! cria-t-il.

Mais Tchaki fut plus rapide. Habile, précis, il leva son arme et tira. La balle traversa le front de Maro.

Maro tomba au sol, sans vie, le regard figé dans l’horreur et la surprise.

Au loin, certains jeunes observaient la scène, chuchotant entre eux :

— Il est vraiment intouchable…
— Personne ne peut l’atteindre.

Tchaki ne dit rien. Il disparut aussi vite qu’il était apparu, s’effaçant dans l’ombre de la forêt.

Peu de temps après, la police arriva sur les lieux.
Ils trouvèrent les corps des hommes de Maro et le cadavre de leur chef. Les habitants racontèrent ce qu’ils avaient vu… mais jamais personne ne put expliquer comment un seul homme avait pu vaincre autant d’ennemis et rester intouchable.

Agbon avait un nom désormais gravé dans toutes les mémoires :

Tchaki, l’intouchable.

Chapitre 21 : La visite de l’inspecteur

La ville d’Agbon était tranquille ce matin-là.
Tchaki était déjà de retour chez lui, assis dans son fauteuil, observant la rue d’un œil attentif mais détendu.

Un coup discret retentit à sa porte.
Tchaki sourit légèrement. Il savait déjà qui c’était.

— Entrez, Inspecteur, dit-il calmement.

L’inspecteur pénétra dans la maison, un mélange de respect et d’admiration sur le visage. Il s’assit en face de Tchaki, encore impressionné par les événements récents.

— Comment tu parviens à être intouchable ? demanda-t-il.
— On dirait que tu es… un ange.

Tchaki haussa les épaules, tranquille.

— J’anticipe juste les mouvements, répondit-il simplement.

L’inspecteur sembla réfléchir un instant, puis reprit :

— Le maire de la ville veut que tu sois l’un des agents secrets de la ville.
— Tu vas collaborer avec nous.

Tchaki posa son regard sur l’inspecteur, sérieux mais calme.

— J’ai envie de mener une vie plus simple maintenant…
— Mais je vais réfléchir, ajouta-t-il.

L’inspecteur acquiesça, comprenant la position de Tchaki.

— Ok, je repars au commissariat, dit-il en se levant.

— Ok, bonne route, répondit Tchaki.

L’inspecteur sortit. Tchaki resta un instant seul, observant la ville à travers la fenêtre.
Même après toutes ces batailles, il savait que sa légende venait de franchir un nouveau seuil.
L’intouchable, silencieux et discret, continuait de veiller sur Agbon… à sa manière.

 

Chapitre 22 : L’alliance officielle

Dans le bureau du maire, la lumière du matin illuminait la pièce.
Tchaki se tenait face au maire et à l’inspecteur, calme et déterminé.

— Après réflexion, j’ai décidé de collaborer avec vous, déclara-t-il avec assurance.

Le maire, visiblement soulagé et heureux, sourit.

— Merci, Monsieur Tchaki.
— Vous êtes désormais un agent secret de la ville.

L’inspecteur acquiesça, satisfait.
Tchaki hocha la tête.
Il savait que sa vie allait changer, mais son rôle de protecteur de la ville restait le même.

La paix était revenue à Agbon… pour l’instant.

Et ainsi se concluait l’histoire de Tchaki, l’intouchable, un homme dont la légende continuerait de résonner dans chaque ruelle, chaque quartier et dans le cœur des habitants.

Fin

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